*Témoignage* – Kawtare expatriée depuis 7 ans à Bahrain

Salam, bonjour,

Depuis le temps que je pensais à cette idée.. quoi de mieux que de faire parler les expatriés pour parler de Bahrain. Car nous vivons tous une expérience différente suivant nos aspirations, nos modes de vies et nos projets. Kawtare, la 1ère d’une longue série, j’espère, nous livre ses impressions sur Bahrain. 

  • Une petite présentation 

Je suis maman de 3 enfants et ça fait 7 ans que nous habitons à Bahrain. Nous avons habiter 1an 1/2 aux Pays Bas puis, puis au Qatar pendant 2 ans avant d’habiter ici. Et de loin, je préfère largement Bahrain.

  • Que savais-tu de Bahrain avant de venir ? des à-priori ?

Je ne connaissais absolument rien de ce pays à part que c’était un pays du Golf, certainement équivalent au Qatar. Mais pas du tout, les Bahrainis sont très sympas et je trouve qu’ils respectent beaucoup les femmes.

  • Ce qui te plaît le plus ici

De vivre en sécurité, de jour comme de nuit, il peut m’arriver de rentre seule, tard, sans problème. Je peux surtout librement pratiquer ma religion avec les facilités suivantes : partout où je vais je trouve une salle de prière, je m’habille comme je veux, ‘abaya ou pas, ça ne dérange personne.

  • Des difficultés d’adaptation ? (toi ou les enfants ?)

Quand on venait d’arriver c’était un peu difficile, comme tout nouveau départ, nouveau pays, je ne connaissais personne. Une fois que ma fille a été à l’école, j’ai connu quelques menantes à partir de là, étant moins isolée, j’ai apprécié le pays. Il faut vraiment rester ouvert, ne pas rester enfermé à la maison, avoir des enfants facilite la tâche.

Pas de difficulté pour les enfants, ici c’est leur pays. Quand nous sommes arrivés, l’aînée avait 3 ans, la 2ème avait 6 mois et le dernier est née ici.

  • Quelles sont les avantages et les inconvénients de vivre à Bahrain ?

Côté éducation peut-être.. on essaie juste de faire un peu attention à ne pas faire de nos enfants des « pourris gâtés » parce qu’ils se trouvent dans une société très consommatrice où ils veulent faire comme leurs camarades, on a souvent droit à la réplique « toute ma classe a un téléphone, voir deux » Pour ma part, j’essaie d’être ferme et trouver un juste milieu.

L’autre point négatif, mais propre à l’expatriation, c’est la distance avec la famille. J’aurai aimé passer plus de temps à leurs côtés et j’aurai aimé que mes enfants profitent davantage des grands parents, cousins, tantes et oncles.

Bahrain est un très beau pays, on a des choses à faire et à visiter mais malheureusement les informations sont parfois dures à dénicher, même sur internet. Les réseaux sociaux aident beaucoup !

  • Écoles, médecins, hôpitaux, activités ?

En tant qu’expatrié on a beaucoup de facilités : frais de scolarité et assurance/mutuelle pris en charge. On peut aller dans les cliniques privées qui sont ici en majorité, je trouve les docteurs compétents. Pour l’accouchement c’était très bien, on se fait chouchouté par les infirmières.J’ai accouché de mon 3ème enfant ici par voie naturelle et ça s’est très bien passé (c’était au Bahrain Specialist Hospital situé à Juffair)

Quant à l’école, on a choisi de les mettre dans le système anglophone, où l’arabe occupe aussi une grande partie. Il s’agit de l’école Choueifat à Amwaj.

En gros super expérience à Bahrain, que du positif elhamdoulilah (grâce à Dieu) !

Merci mille fois Kawtare ! 

 

5 mauvaises habitudes au Moyen Orient

Quand on arrive à Bahrain (ou ailleurs dans le Moyen Orient) on remarque tout de suite ces différences, ces services qui vous laissent complètement abasourdi quand vous arrivez de votre petite France mais auxquels, finalement, on s’habitue très très vite. Même plus vite qu’on n’aurait pu imaginer.

Car ici le sens du service prend tout son sens. Alors pour le quotidien de la mère de famille, c’est évidemment presque le jackpot. Les mauvaises langues diront « Oui mais c’est facile ça, la main d’oeuvre est d’origine indienne ou philippino. A Bahrain, ce n’est pas tout à fait vrai, contrairement aux autres pays du Golf (avec notre ami le Sultanat d’Oman) les locaux travaillent, de l’entreprise à la station service, des magasins aux taxis, on a plus de chance de les fréquenter et même de se faire inviter chez eux.

Alors même si on râle sur leur savoir faire, car pas assez formé quelquefois, on est bien content de les trouver. Personnellement je trouve ces gens d’une gentillesse extrême, toujours à prendre soin des enfants et quand on est mère de 4 enfants et qu’on va au resto, on est bien content d’avoir des sourires au lieu de se prendre des coups de balai.

Si je devais citer les plus sympas, et forcément vous y prendrez goût vous aussi si vous avez l’occasion de vivre sous 40°/50° la moitié de l’année :

  • On vous sert à la pompe à essence et on paie directement. En gros ..on ne sort pas de la voiture. En ce moment il fait 10° (pour nous c’est duuuuur) et bien j’apprécie autant que de ne pas sortir sous les 40°
  • Besoin de liquide ? on trouve des distributeurs (ATM) en « drive » souvent à côté de la pompe à essence d’ailleurs.

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  • Quand on consulte un médecin notamment dans les « cliniques/hôpitaux », pas besoin de passer à la pharmacie après et de ressortir les mioches de la voiture (surtout si ils sont malades n’est-ce pas) la pharmacie se situe dans le centre de santé et ça, tout parent qui squatte chez le docteur en France, pourra comprendre.

On trouve aussi plein de petits restos qui, quand vous vous garez devant et klaxonnez, envoient une personne pour prendre votre commande.

Bon ça c’est pour le côté services agréables et chaleur/froid (cochez la bonne réponse)

Pour le côté grosse fainéante mais toute mère de famille de 4 enfants et donc de 6 personnes me comprendra quand c’est le moment des grosses courses et qu’il faut un caddy 1/2 pour le plein…

  • On vous emballe les courses (au début vous dites non par gêne et finalement on se laisse vite atteindre) aux supermarchés
  • et en plus… on vous propose de les mettre dans votre voiture

C’est sans parler des aides que l’on peut avoir à la maison, temps partiel ou temps plein, que vous pouvez avoir (ou pas) pour soulager votre quotidien.

Ô Toi mère de famille nombreuse, j’ai vu les étoiles dans tes yeux quand tu as lu ce billet et je comprend bien pourquoi. Cela fait des arguments en plus pour tout quitter :-)

Bien sûr tout ça… avec le sourire et un petit pourboire car ces gens là ne sont pas payés une fortune on s’en doute.

Le retour à la réalité …. ça va se payer par contre … je sais  :-) Je le vis déjà quand on rentre les étés et que forcément tu attends 5 secondes à la pompe essence histoire de réaliser que tu vas devoir descendre de la voiture, mais quelle attraction pour les mioches de mettre l’essence eux-mêmes et de crier en pouffant de rire « Yes Madame ? » Full mumtaz ? » . Sans parler des premières courses à Carrouf où mioches encore demandent haut et fort pourquoi il n’y a personne pour emballer les courses ..  » bah non il n’y a personne et surpriiiise, c’est toi qui va le faire, trop bien les vacances en France hein mon doudou » .

#ILoveMyBahrain

 

 

 

 

 

Achoura ?

Bahrain est un des seul, voir le seul pays du Golfe à mon avis, qui donne un congé de 2 jours pour ce qu’on appelle « Achoura« .

Sauf qu’Achoura ne représente pas la même chose pour tout le monde. Par contre il a des points communs entre les religions monothéistes.

  • Commençons par les chiites, la majorité des habitants de Bahrain

Pour eux Achoura c’est la commémoration du martyre du troisième imam des chiites et de ses partisans par le califat omeyyade. Nous parlons de Hussein, petit-fils du Prophète Mohammad. Il fut, selon la tradition, décapité et son corps mutilé. Il est enterré à l’endroit même où il mourut, et Karbala est aujourd’hui un grand centre de pèlerinage chiite. Achoura est donc synonyme de grand jour national de deuil pour les chiites. L’un des aspects de cette commémoration est le pèlerinage à Karbala, lieu du massacre, en Irak, où les pèlerins se mortifient souvent jusqu’au sang. Ainsi, l’Achoura chiite est marqué par des manifestations religieuses et folkloriques fort pittoresques (lamentations, flagellations, mortification…) de foules exaltées. D’où les mutineries qu’ils s’octroient et pas qu’un peu.

A Bahrain ça se passe vraiment dans leurs quartiers, qu’on appelle les villages, on ne voit pas vraiment ce qui s’y passe mais durant une semaine on entend bien les chants en soirée. Les drapeaux noirs se multiplient à travers leurs quartiers rendant l’ambiance un peu… glauque

A Manama il y a des commémorations version « soft » visible du public.

Big up à Valou pour le partage des photos 

  • Pour les Sunnites 

Dieu a recommandé aux juifs de jeûner un jour en souvenir de Moïse (Moussa) lorsque la mer s’est ouverte à lui. Le Prophète Mohammad (sws)  a recommandé aux musulmans de jeûner à cette occasion un jour de plus.  Pour les sunnites donc Achoura n’est que synonyme de jeûne (non obligatoire mais très recommandé).

Il me semblait judicieux de donner quelques explications. Donc nous revoilà demain et après demain (de nouveau) en congé.

@+

Une 4ème rentrée à Bahrain

Si si on est toujours là, on m’a encore dit ce matin que c’était dommage que je n’alimentais plus trop le blog mais le manque de temps et de motivation a pris le dessus. Comme l’école a (enfin) repris (le 25 septembre pour l’école française) je peux enfin essayer de m’organiser entre les écoles (on gère toujours deux écoles mais cette année celle du ChromoZhom est un peu plus loin), leurs activités, la choupette qui s’ennuie à la maison maintenant qu’ils sont tous à l’école et … ma vie à moi (quand même !)

Pas de détails croustillants sur nos vacances d’été puisque tout s’est bien passé au niveau  logistique (tu vois finalement papa quec’est mieux quand il se passe plus de choses, j’ai plus à raconter sur le blog!) entre 4 avions, 4 trains avec accessoirement 4 enfants on ne s’ennuie toujours pas. Les grands ont fait leur 1ère expérience de colo et veulent y retourner très vite et plus longtemps !

Comme chaque été, nous avons pu voir presque tout le monde, toujours compliqué de combiner des moments avec les vacances des amis. Parfois frustrant en coup de vent , surtout avec 7 ou 8 gosses voir plus qui gravitent autour, c’est quelquefois difficile de se concentrer et d’aligner 2 phrases sans « arrêeeeeeeete!! » « reviens iciiiiii!  » « non tu n’as pas le droit de frapper ! » . Pas de resto avec les petits, on n’est pas à Bahrain, aucune chance que la serveuse me prenne la choupette pour que je puisse manger tranquille (Pppfff vraiment ?!) .

Pas de magasin non plus avec les 4, c’est mission suicide d’ailleurs on pense même que lors de notre seule sortie pour faire le plein à Décathlon on a dû oublier les sacs quelque part et faire des heureux.. (eh… on n’est pas à Bahrain, on ne fera pas des pieds et des mains pour courir après vous pour vous dire que c’est resté dans le magasin). Par contre les parcs en région parisienne… c’est bien ! « On peut se voir où alors ? » « Bah au parc pardi ! » pas question de squatter les centres commerciaux, je n’ai eu de la motivation que pour les parcs! et puis au moins on peut crier sans que ça se remarque trop : – )

Puis, le temps de la rentrée est arrivé, après presque 2 mois loin de notre chez-nous, ChromoZhom a commencé sa nouvelle école le lendemain de notre arrivée (parents indignes) mais la motivation était là donc aucun soucis. Nous avons choisi de le laisser dans le système anglais car nous aimons leur pédagogie, donc il ne fera pas son CP  au lycée français. Et puis ça faisait un enfant en moins à la maison au mois de septembre : – )

Car les grands c’est une autre histoire, des travaux dans l’école, une rentrée qui se décale de nouveau après les vacances de l’Aïd, ilsn’ont commencé que le 25 septembre, je tiens donc le record de la meilleure  mère au monde zen et admirable pour sa patience

Mais … le 25 :

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Non ce n’est pas Zhom mais il a fait la même … presque

Nous revoilà donc pour une 4ème année à Bahrain, que nous aimons toujours autant, malgré l’absence de verdure et de parcs mais tellement d’autres avantages.

Je vous prépare un lot d’interviews des copines qui parleront de l’expatriation en général et bien sûr, surtout de Bahrein. J’ai pas mal de visites et de messages de personnes qui viennent s’installer à Bahrein donc autant partager davantage de témoignages.

 

{Expatriation} 5 choses à savoir avant de s’expatrier

De temps en temps, je surfe sur la blogosphère des expatriés, on retrouve forcément des points communs quelque soit le continent ou le pays dans lequel on est, on a beau venir d’horizons différents, on partage souvent les mêmes sentiments et on vit la même chose, ce qui fera la différence c’est la manière dont se fait l’expatriation, le contexte dans lequel on le vit et surtout l’état d’esprit dans lequel on est.

Aujourd’hui je partage avec vous un article très intéressant que j’aurai pu écrire ; il s’agit du joli blog de Laëtitia, expatriée à Portland (USA) : 

Quitter la France et partir vivre à l’étranger, pour une période déterminée ou indéterminée, est une grande aventure. En ce qui me concerne, et comme vous le savez maintenant, partir vivre aux USA était un rêve de longue date. La période de transition – entre le moment où on a su qu’on partait et celui où je suis arrivée réellement arrivée aux USA– a duré 5 mois. Et j’ai compté chaque jour qui passait et me rapprochait un peu plus du départ tant attendu. Si je m’étais préparée psychologiquement à pas mal de chose (le manque des amis, de la famille, du fromage, l’inactivité professionnelle…), certaines m’ont totalement surprises, parfois désarçonnées.

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 Pour vous aider à mieux appréhender votre départ, je vous livre ici les 5 choses à savoir avant de s’expatrier.

 1 – Partir pour découvrir, pas pour fuir

Partir vivre à l’’étranger c’est saisir l’opportunité de s’enrichir et de découvrir un pays, une culture, des gens. Ça offre également un tout nouveau terrain de jeu en terme de voyages, de week-ends, d’escapades. Ça permet de se confronter à de nouvelles situations, d’ouvrir son esprit à des us et coutumes différents des siens. C’est à la fois enrichissant et déroutant.

 Alors partir parce que l’on est persuadé que l’herbe est plus verte ailleurs, c’est se méprendre totalement et s’exposer au risque d’être fort déçu(e) ou frustré(e). Parce qu’elle n’est pas plus verte, elle est juste d’un vert différent, une autre nuance sur la palette des verts. Mais comme partout ailleurs, à l’étranger, l’herbe est parfois trop haute ou trop basse, parfois trop sèche. Et puis il y a aussi de la mauvaise herbe, c’est universelle. Je pense qu’il est donc primordial d’en avoir pleinement conscience avant le départ, et de ménager ses attentes pour ne pas tomber de haut à l’arrivée!

Personnellement, nous nous sommes expatriés sans préjugés et sans attente. Motivés simplement par l’envie de changer de cadre, et je pense que cela contribue aussi à la réussite de notre expatriation. Je le disais récemment dans une interview donnée sur le blog Les 5 Coins du Monde, j’essaie de ne pas comparer la France et les États-Unis en termes de « mieux » ou « moins bien », mais apprécie simplement les différences entre ces deux cultures.

Mes conseils :

  • Partez avec l’esprit ouvert et sans idée préconçue
  • Envisagez cette expatriation comme une opportunité de grandir et vous enrichir
  • Sachez que rien n’est irrémédiable et que vous avez toujours la possibilité de rentrer

2 – Ne sous-estimez pas le déracinement

Avant de changer de pays, je n’avais pas l’impression de me sentir « Française ». En tout cas, pas plus que je me sentais Européenne ou simplement Citoyenne du Monde. Et je n’avais pas non plus l’impression que vivre aux USA serait très différent, si ce n’est que ça allait nous donner l’opportunité de voyager davantage.

 Les trois premières semaines se sont super bien passées, une vraie lune de miel, j’étais animée par l’excitation de tant de découvertes, comme lors de nos dernières vacances.  Et au bout de trois semaines, gros retour de manivelle, j’ai ressenti un profond et troublant déracinement. Non pas que la France me manquait, mais juste que je n’avais pas encore apprivoisé ce nouveau pays, ce nouvel environnement. Ce qui m’a d’ailleurs surprise, parce que je n’avais jusqu’alors jamais eu le sentiment d’être « enracinée » en France non plus..

Là j’ai compris que ce n’était pas juste des vacances, et soudainement, j’ai manqué de repères, me suis sentie totalement perdue dans cette nouvelle vie qui n’était pas encore tout à fait mienne, mais dans laquelle il n’y avait pas non plus de traces de l’ancienne. Un sentiment étrange de ne plus « appartenir » à aucune vie, à aucun pays. Et quand je dis « perdue », je l’entends au sens propre comme au figuré. J’étais perdue dans mon quartier, perdue dans les rayons de supermarché, mais aussi personnellement un peu déboussolée, ressentant presque littéralement le manque de racine. Mais le temps faisant son œuvre, et résolue à faire de cette expérience une réussite, il ne m’a finalement pas fallu très longtemps pour retrouver un sentiment de stabilité.

Mes conseils :

  • Laissez-vous du temps pour « poser vos valises » et reconstruire votre cocon
  • Allez vers les autres : l’homme est un animal social. J’ai trouvé que c’était un excellent moyen de reprendre racine dans cette nouvelle terre.

3 – Apprenez la langue

S’expatrier implique souvent de partir vivre dans un pays dont la langue principale est différente de sa langue d’origine. Face à ce postulat, il y a deux options : To Apprendre or Not To Apprendre la langue en question.

Bien évidemment je ne saurai que trop vous recommander de l’apprendre au plus tôt. Que ce soit pour des procédures administratives, faire des rencontres, faire ses courses, aller chez le médecin, vous serez très rapidement amenés à vous exprimer uniquement dans la langue du pays, vous devrez comprendre et vous faire comprendre. Si l’espagnol est une langue assez fréquemment parlé aux USA, les personnes ayant des notions de français sont un peu plus rares. Ne comptez donc pas sur ça.

Depuis notre arrivée, j’ai régulièrement pensé que le fait que nous parlions anglais couramment a facilité notre intégration et notre quotidien, et ce à tous les niveaux. Mais, le moment où j’en ai pleinement pris conscience, c’est un soir de fin janvier quand j’ai dû faire un séjour aux Urgences. Vous imaginerez facilement à quel point ce type d’expérience peut s’avérer stressant et inconfortable? En général, lors d’une consultation programmée à l’avance, les hôpitaux ont l’obligation de proposer l’assistance d’un traducteur aux patients. Mais aux urgences, il n’y a pas un interprète pour chaque langue, de garde, dans tous les hôpitaux de la ville! Heureusement pour moi, je n’en aurai de toutes façons pas eu besoin, parce que j’étais totalement en mesure d’expliquer mes symptômes et de répondre aux questions des médecins.

Et puis pour rebondir sur le point n°2 que j’évoquais plus haut, être en capacité d’échanger et d’interagir avec tous les protagonistes de votre nouvelle vie vous permettra de trouver vos marques et de vous intégrer plus rapidement.

 Je ne vous mentirai pas, on ne devient pas bilingue en quelques mois, mais  commencez dès que possible à vous familiariser avec la langue pour avoir une base pour communiquer. Pour le reste, vous aurez tout le temps de parfaire votre niveau une fois en immersion.

Mes conseils :

  • Regarder des films ou séries en anglais, écouter des chansons en lisant les paroles.
  • Il existe des méthodes pour l’apprentissage des langues : Rosetta Stone, DuoLingo (gratuit), et d’autres méthodes pour apprendre rapidement.
  • Participer à des rencontres franco-anglaises/américaines dans votre ville

4 – Loin des yeux…

J’ai voulu croire très fort que mes relations amicales seraient toujours aussi présentes même quand 10.000kms nous sépareraient. D’ailleurs, je n’ai jamais imaginé qu’il puisse en être autrement. A 18ans (en 1999 – ça me rajeunis pas tout ça), j’étais partie vivre en Irlande et avais un peu souffert de l’éloignement, du manque de moyen pour communiquer. Mais pour ce départ aux US, et parce que les technologies ont tellement évoluées depuis, j’étais persuadée que ce serait « fingers-in-the-noze », qu’on échangerait plein d ‘emails, qu’on s’appellerait par Skype, etc. … Mais voilà, il y a un « mais ». Et pour éviter la même déconvenue, à quiconque envisage de changer de pays, je tenais à témoigner de mon expérience personnelle.

Je n’irai pas jusqu’à dire que « loin des yeux, loin du cœur », parce que je n’ai pas la prétention de savoir ce qui se passe dans le cœur de mes amis, mais je peux quand même dire que la distance est un vrai challenge.  Je ne pense pas que mes amis m’aient oubliée ou ne m’aiment plus (ça, le temps nous le dira), mais j’ai pu constater que les nouvelles reçues sont bien plus rares que celles envoyées.

J’en suis donc venu à penser que le vieil adage n’était pas tout à fait faux. Quand on s’éloigne, on ne fait plus partie du quotidien des gens, on sort de leur routine, de leurs habitudes, la spontanéité n’a plus la même place à cause du décalage horaire… Et par la force des choses les contacts sont moins fréquents…

Pas totalement naïve, je me doutais qu’avec le temps, certaines relations succomberaient à la distance, mais j’étais loin de me douter que : 1- cela arriverait dès les premières semaines et 2- cela concernerait des amis que je considérais imperméable à l’éloignement.  Mais tout aussi bizarrement, et pour mon plus grand plaisir, certaines personnes se sont révélées très présentes.

Loin de moi l’idée de généraliser, mon histoire n’est pas universelle, et d’autres expatriés auront probablement une version différente.

Mes conseils :

  • Acceptez que la distance altère les relations d’une façon ou d’une autre
  • Consacrez votre énergie à créer de nouveaux liens et entretenir ceux qui valent le coup
  • Prenez les choses comme elles viennent, et laissez faire le temps

5 – Le couple est mis à rude épreuve

Que celui ou celle qui n’a pas connu de tension dans son couple lors d’un déménagement lève la main. Un déménagement par essence, c’est source de tension, rien qu’en partant à 10kms de chez soi.

Ajoutez à cela, la perte de repères, la solitude, l’inactivité, la confrontation avec une nouvelle culture et un réseau social quasi-inexistant, et vous comprendrez vite que l’expatriation peut facilement décupler les tensions au sein du couple. Dans notre cas, nous avons traversé quelques petites turbulences peu après notre arrivée. Très indépendants l’un et l’autre en France, on s’est senti un peu trop « dépendants » au début, avec une désagréable impression d’évoluer en huis-clos, des difficultés à communiquer, des petits coups de blues…

Quand on part vivre à des milliers de kilomètres, on n’appelle pas ses amies pour leur raconter que son Jules nous coure sur le haricot, on ne part pas se réfugier chez sa mère, on n’improvise pas une soirée avec ses copines… Quand on part vivre à des milliers de kilomètres, on a moins de soupapes. On peut éventuellement aller faire un tour dans le quartier, et très certainement se perdre et du coup être assez contente de rentrer enfin chez soi.

Mais plus probablement, quand on part vivre à des milliers de kilomètres, on fait face et on apprend à composer avec des situations nouvelles. Le bon côté, c’est que ce qui ne tue pas le couple, le rend plus fort, l’expérience nous l’a prouvé.

Escale à … Doha – Qatar

Salam, bonjour,

J’ai du retard sur les articles, aie aie tout est décalé :-) On est rentré de voyage hier, pas de Doha mais une autre destination, il fallait d’abord que je poste celui-ci qui est en attente depuis quelques semaines. J’ai du mal à me poser à vrai dire.

Donc parlons du Qatar.

Situé à 30mn en avion de Bahrain, le Qatar est situé juste à côté de Bahrain. Un pont devait y être construit mais je ne sais pas si ce projet verra le jour.

en jaune en haut Bahrain

en jaune en haut Bahrain

Pour mieux connaître le Qatar, je vais faire plaisir à Zhom en mettant une de ses émissions préférées (je l’ai regardé Zhom je te jure :-) et c’est vrai que c’est intéressant, ça permet de comprendre un peu mieux pourquoi on parle tant du Qatar.

 

Faut dire que le Qatar intrigue, on en entend tant parler… pour moi la motivation était de découvrir un autre pays mais aussi de voir ma copine Sabrina, ma chère et tendre amie expatriée elle aussi depuis pas mal d’années dans le Golfe. Sabrina, c’est un peu ma binôme, surtout quand on a tant à partager avec 8 enfants à nous deux du même âge ou presque :-)  donc Zhom m’a fait un joli cadeau en m’emmenant (mon pin’s et moi) passer un WE sans les trois gremlins casés chez les copines chéries.

On s’est donc baladé l’après midi à Katara Village, chouette endroit  en bord de l’eau, plage publique avec multiples activités nautiques, un magnifique amphithéâtre, des restaurants et une jolie corniche. Nous avons beaucoup apprécié car nous n’avons pas ce genre de balade à Bahrain et le temps était vraiment idéal pour s’y promener. De nombreuses manifestations culturelles s’y passent apparemment.

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En fin d’après midi une ballade dans le souk de Doha, appelé Souk Waqif, entièrement refait et disposant même depuis peu d’un parking souterrain. C’était vraiment une chouette balade nocturne, une très bonne ambiance, propre, un bon choix de restaurants et de cafés, nous avons opté pour un super marocain un peu en retrait mais qui était très bon.

 

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la Jolie mosquée dorée au milieu de Katara

 

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l’Amphithéâtre

 

 

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Le Petit Futé décrit d’ailleurs très bien ce souk : Suprême audace de ceux qui dessinent le destin du petit Qatar, indéniable vista esthétique, le Waqif réussit là où tant d’autres  » faux souks  » du Golfe ont démérité : il fait vrai. D’ailleurs, tous l’ont adopté et le soir venu des théories de familles qatariennes déambulent, ajoutant à ce décor la composante humaine que nul ne peut télécommander et qui le sauve du même coup du piège à touristes. La force de la proposition tient principalement là-dessus : dans un pays aimanté vers la consommation climatisée sous cloche type mall, dans une région où les habitants ont perdu le goût collectif des extérieurs, il était périlleux de concevoir un espace social mixte, pour le genre et les catégories sociales, quasi exclusivement à l’air libre, en terrasse, sur le pavé. Qui viendrait ? Des touristes en quête d’Orient postcard, des ouvriers privés de malls lointains car sans voiture ? Tout Doha est là, et c’est extra, en va-et-vient processionnaire dans la rue centrale, un oeil sur les pipeurs à eau, un autre du côté des devantures pleines de bibelots.

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Parout où je vais, j’ai le même syndrôme que maman, à regarder toutes les peintures dés que je vais quelque part, Mum tu as bien réussi ta mission artistique, je ne sais pas dessiner mais je sais admirer (ou pas) les tableaux, et celui-ci bien sûr je l’ai beaucoup aimé :-)
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Scène improbable à cette heure-ci : une vente aux enchères de très vieux objets en pleine rue 100% locale

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L’entrée du restaurant marocain

 

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Dimanche matin, il était quasi impensable que je quitte Doha sans aller … à Monoprix. Nan mais oh, ce serait comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou à Istanbul sans voir la mosquée bleue. (bon ok je compare Monoprix avec les plus beaux monuments du monde… laisse tomber la ringardise) mais tu ne sais pas ce que c’est que de manquer de produits français (alors Zhom te dira qu’on a quand même Géant et Carrefour à Bahrain… oui je sais, mais pas Monoprix et Monoprix c’est top!) donc ni une ni deux après un bon petit déjeuner, Sabrina passe me prendre pour faire les emplettes.. à 2mn de notre hôtel , déjà là le Monop’ claque : un valet qui te gare la voiture, rien que ça.. Monop’ Qatar quoi :-) j’ai fais …. rayon par rayon :-) et on ne passe plus inaperçu avec tous ces clients français, du coup j’étais bien contente que mes gremlins ne soient pas là, car ils ont tendance à oublier que les gens parle anglais/arabe et du coup peuvent débiter des sacrés bêtises :-) Bref pas déçue, juste un peu frustrée de ne pas prendre de produits frais.

 

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La vue de notre chambre sur la baie de Doha

Samedi avant mon départ, nous avons été au Musée Islamique de Doha, inauguré en 2008, et construit par l’architecte de la pyramide du Louvre. Une très agréable balade non pas pour ce qui est à voir mais plutôt par le bâtiment et son parc.

Musée islamique de Doha (entrée gratuite)

Musée islamique de Doha (entrée gratuite)

A bientôt Doha, tu m’as agréablement surpris, je reviendrais inch’Allah.

A bientôt ma coupine, j’espère à Bahrain la prochaine fois ! tu m’as promis :-)

Escale en …. Oman

Bonjour, Salam,

c’est le coeur encore tout frétillant que j’écris ce billet, mes pensées étant encore en Oman.

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Oman, on en avait entendu parlé par nos amis de France, et forcément depuis qu’on est à Bahrain, car beaucoup y vont en vacances. Certains ne connaissent Muscat que par le Shangri-La ou le Ritz Bustan c’est bien dommage de s’arrêter là, même si ils sont effectivement fabuleux. A 1H30 de Bahrain en avion, Oman est un échappatoire, une reconnexion avec la nature et une déconnexion avec la société de consommation du Golfe, un havre de paix, un parcours d’aventure pour petits et grands, où l’on retrouve une chaleur humaine qui se perd dans le Golfe. Ce pays est merveilleux par ses paysages mais aussi par ses habitants. Je précise que les Bahrainis et les Omanais ont la réputation d’être accessibles et ouverts. Et si Oman s’ouvre aussi en matière de tourisme, c’est en prenant soin de ne pas dénaturer ses paysages, la tranquillité des habitants et sa culture, le savoir-faire artisanal et architectural. Ainsi, même si de nombreux groupes hôteliers cherchent à s’y implanter, le pays ne vendra pas son âme au tourisme de masse, ce qui est très plaisant.

Quelques points qui m’ont marqué/que j’ai apprécié :

  • La ville de Muscat et les routes sont très propres, les autoroutes récentes sont agréables et rares sont les plastiques ou les bouteilles jetées sur le bas-côté
  • Oman se veut gardien des traditions : interdiction de construire des gratte-ciels de plus de 6 étages. Preuve qu’Oman ne veut absolument pas concurrencer ses voisins.
  • Comme je disais plus haut, les Omanais sont d’une nature très accueillante, ils sont facilement accessibles et répondront avec plaisir à vos questions.
  • Oman est riche en paysage, de la verdure aux wadis (un wadi ou Oued est un lit de rivière souvent entre deux montagnes, on en dénombre une cinquantaine dans tout le Sultanat)  du magnifique désert aux nombreuses plages où l’on peut se baigner seuls ou presque, il y en a pour tous les goûts. Pour ma part, j’ai trouvé bcp de similitude avec le Maroc.

Nous avons eu la chance de pouvoir partir chez des amis, expatriés eux aussi, qui ont passé 9 ans à Bahrain et installés depuis 2 ans à Muscat. Ca a forcément contribué au bien-être de notre séjour, enfants et adultes se sont tout de suite très bien entendus et nous avons eu de la peine de les quitter.

J’ai beaucoup aimé Muscat (dit Mascat) et ses alentours, même si bien évidemment, pas eu le temps d’aller tout visiter. Il y a de nombreux monuments, palais et mosquées magnifiques à visiter. Une très belle corniche  (Muttrah) où il est bon de se balader quand la température le permet. Il y a des nombreux jeux pour les enfants ouverts jusque tard la nuit, un système de vélolib’ gratuit et des parcs tout beau tout vert !

corniche mascat

la Corniche et l’accès au souk (qui n’est pas grandiose mais bon)

MuscatOmanFeatured

Nos amis nous ont gentiment proposé de nous garder la Princesse une journée afin que nous puissions aller à Wadi Shab , insistant sur le fait que nous ne puissions pas y aller avec la petite et qu’on ne pouvait pas quitter Oman sans visiter un Wadi. Vite séduits par l’idée, nous avons donc pris la route et fait l’aller/retour pour la journée (1h30 de Muscate). On pose la voiture à l’entrée du Wadi et c’est parti pour l’expédition (prévoir bonnes chaussures, pas comme nous en mode tongs version touristes à 2 francs). On traverse donc le wadi, à travers les roches, des plans d’eau pour finalement atterrir dans des bassins turquoises magnifiques.

L'entrée de Wadi Shab

L’entrée de Wadi Shab

wadi shab pool

Le bout du Wadi, une petite « piscine » accessible par un trou

Certains passages nous rappellent le Maroc

Certains passages nous rappellent le Maroc

A 5mn du Wadi, on nous a indiqué The Sink Hole, suivre direction Hawiyat Najm Park sur l’autoroute. On dit que cela pourrait être dû à une météorite, mais la majorité explique ce trou au milieu de nulle part par le calcium creusé par l’eau. On peut s’y baigner et même faire de la Fish Pédicure gratuite (perso je n’ai pas du tout aimé la sensation!)

Turquoise et fish pédicure gratuite :-)

Turquoise et fish pédicure gratuite :-)

J’avais aussi programmé grâce à mon amie Fred, qui a été contributrice à la préparation de notre voyage, d’aller voir les tortues à 2h30 de Muscate en dormant sur place sur la réserve naturelle de Ras El Jinz. L’hôtel propose deux excursions sur la plage à 21h et 4h du matin. Nous avons pu profiter de les voir et apparemment un coup de « chance » en voyant pas mal de tortues, dont une qui pondait ses oeufs, une qui sortait de son trou pour rejoindre la mer et surtout des bébés tortues ! les enfants ont même eu la veine d’en prendre un chacun et de les porter à la mer pour éviter les nombreux crabes qui n’attendaient que de les manger. Avec les enfants c’était forcément difficile de retourner sur la plage à 4h du matin ce qui était surtout dommage car la nuit on ne peut pas filmer ni prendre des photos. J’ai donc piqué ailleurs pour vous faire une idée de ce que nous avons vu.

ponte tortues oman tortues oman

Nos amis nous ont amené au village de pêcheurs de Qantab, à 10mn du centre de Muscat, nous y avons rencontré un pêcheur dont je communiquerais avec joie le numéro de téléphone, et à qui nous avons fait appel 2 fois pour nous emmener sur son bateau. Nous avons pu voir les dauphins, une autre joie qu’Oman nous a offert, nous étions émerveillés devant ce spectacle.

On les a bien vu pendant 45mn, c'était fabuleux

On les a bien vu pendant 45mn, c’était fabuleux

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Au retour de notre 1ère expédition en photo à l’heure du coucher de soleil

Par manque de temps nous n’avons vu que de loin les deux très belles mosquées de la capitale, j’en suis un peu frustrée mais bon, ce sera pour Oman 2016 inch’Allah (Zhooooooom :p)

Mosquée du Sultan Qaboos entièrement financé par le Sultan actuel. Elle est particulièrement connue pour avoir le plus grand tapis fait main d'une seule pièce (70 x 60 mètres) et le plus grand chandelier du monde, serti d'or 24 carats Swarowski

Mosquée du Sultan Qaboos entièrement financé par le Sultan actuel.
Elle est particulièrement connue pour avoir le plus grand tapis fait main d’une seule pièce (70 x 60 mètres) et le plus grand chandelier du monde, serti d’or 24 carats Swarowski

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la mosquée Al Amin que l’on voyait chaque soir illuminée et un peu perchée

 Ici quelques carnets de voyages et photos trouvés sur le web concernant Oman, jetez-y un coup d’oeil !

Tiens, saviez-vous qu’il ne restait que deux sultanats dans le monde. Oman et … ??

Un petit film sur Oman

Les vacances d’été… et déjà octobre !!

Bonjour, Salam,

Que le temps passe vite ! à peine rentrés de vacances d’été, et de nouveau 3 semaines après pour la fête de l’Aïd, les coffee mornings de la rentrée, les rencontres avec les nouvelles (cette année beau cru :-) big up à Samira et Valérie) et 2 enfants sur 4 avec la varicelle …. me voilà !

On ne s’ennuie pas en septembre chez nous, c’est le GROS mois de l’année, celui où tu te donnes à fond pour faire bonne figure auprès des nouvelles (je suis une ancienne maintenant, deux ans d’ancienneté si si) celui où tu cours dans tous les sens pour inscrire tes mômes aux activités car tu ne veux pas qu’ils te rendent folle en rentrant de l’école pour leur bien-être physique et intellectuel. Cette année Tae Kwondo et foot pour MiniZhom, gym pour la grande, tennis pour ChromoZhom, le tout accompagné d’arts plastiques pour pouvoir prendre la relève (on a une mamie artiste).

Back to holidays

Même pas pris le temps de faire un article tout bien comme il faut pour raconter nos vacances d’été en France, entre soleil, verdure et montagne, famille et amis.

le marché avec les produits locaux ! ♥♥♥♥

le marché avec les produits locaux ! ♥♥♥♥

Un an sans aller en France c’est quand même long, ça l’est pour moi en tout cas. Donc la motivation était bel et bien là ! Tellement là, que voyager seule avec les 4 n’était absolument pas un problème …. tout allait bien se passer. Mais siiiii. Il fallait que je me montre forte auprès de Zhom qui était sceptique. Avait-il peur pour sa femme ou ses enfants ??

Non pas que ça ne s’est pas bien passé, mais comment dire… s’il n’y avait que les enfants à gérer ça irait..mais on oublie qu’il y a les autres, tu sais ceux qui font exprès de t’ajouter un niveau de nervosité juste pour que tu retournes vite de là où tu viens.

  • Le loueur Avis qui ne veut pas te louer ta voiture réservée par internet pour une histoire de carte bleue alors que tu viens d’arriver à Charles de Gaulle avec 4 mioches et 6 valises à 7h du matin tous frais du voyage bien sûr (tout le monde a dormi sauf moi mais ça, c’est une autre histoire).. que fais-tu dans ce cas là ?
  • Dés le deuxième soir tu délocalises (déjà) toute la tribu car là où tu dors se trouve des punaises de lit
  • Tu arrives à 5mn du départ du train à gare de Lyon, courant dans la gare gracieusement bien sûr en trainant les mêmes boulets
  • Tu repars d’Ardèche pour ton ton train retour avec Princesse et là sur la route allant à la gare un mec qui te dit « faut trouver une autre route, un camion de verre vient de se renverser sur la route ».. route alternative ? en Ardèche ? donc tu arrives encore une fois à 5mn avant le départ, de nouveau toute fraîche bien sûr
  • Quand tu arrives ce même jour à 21h et que tu attends sagement ta copine qui doit venir te chercher à gare de Lyon et qui n’arrives pas au bout de 45mn tu te poses des questions. Tu la harcèles gentiment au téléphone, elle daigne répondre au téléphone et te dit de sa douce voix « tu arrives bien demain? » non non c’était ce soir d’ailleurs ça fait déjà 45mn que je t’attends. Tu décides donc de prendre le RER A tu achètes ton ticket,  tu es seule sur le quai car … pas de RER A qui a fait exprès d’être en travaux. Tu remontes, tu rappelles ta copine et lui dit qu’elle doit venir te chercher et qu’au point où tu en es, tu peux encore attendre. (je t’aime ma Lolo :-)

    Je ne pensais pas voir la gare de Lyon aussi vide un jour.. c'est fait!

    Je ne pensais pas voir la gare de Lyon aussi vide un jour.. c’est fait!

  • Toi qui étais si fière, au mois d’avril, à l’ouverture des billets PREM’S pour l’été, à prendre des billets de suite afin d’avoir le super tarif pour la 1ère classe, sans remords tu te disais « je vais aller en 1ère avec les mioches, m’en fous des autres, ce qui compte c’est le confort » .. hum, tu avais donc oublié que tu allais en France et que tout pouvait arriver. Comme par exemple des intempéries la veille qui ont donc perturbé tous les trains provenant de Montpellier et donc le tiens qui avait donc 1H15 de retard .. et donc attendre dans la gare avec les 4 mioches (qu’est-ce qui sont collants ceux-là !!) attends ce n’est pas fini, tu crois quoi ?
    Evidemment donc 1H15 de retard

    Evidemment donc 1H15 de retard

    Le train arrive, tu vois la fin du cauchemar arriver, et là, de nouveau, au bord de la crise cardiaque, tu vois ton wagon 1ère classe tellement bondé que tu te bats pour entrer tes 4 et les valises avec. Donc tu imagines bien que tes places ont été prises, que les gens te font pitié en étant serrés comme des sardines donc moi, grand coeur, pas possible de virer les gens de nos places on s’est tous assis à deux dans les sièges. Bien sûr le train étant « exceptionnellement surchargé il mettra 3h au lieu de 2h » tu devras occuper la Princesse avec deux jouets pendant 3h.. si c’est pas une super maman ça. Tu penses bien à Zhom dans ces cas-là , tu l’imagines, peinard au bled, sirotant son thé à la menthe sur la terrasse après son lever à 11h et sa sieste de 15h.

Donc oui, il faut être motivé, tu te dis surtout au bout d’un mois et demi, que tu aimes la France quand tu la quittes. :-)

A bientôt, raclettes, forêts et parcs verts plein d’arbres, croissants, bon pain, produits bio, frais et locaux, sandwichs au fromage le midi en guise de repas, balades à l’air frais, les librairies…

la raclette, plat incontournable de tout expat en plein été Merci à Laurence et Houcine qui les subissent chaque été !

la raclette, plat incontournable de tout expat en plein été
Merci à Laurence et Houcine qui les subissent chaque été avec nous !

mais surtout Aurevoir  aux gens qui font la tronche, qui ne vous tiennent pas la porte, qui ne répondent pas au bonjour, qui te regardent de haut en bas car tu fais de la peine avec tes 4 enfants et qui pensent que tu grattes bien la CAF, l’insécurité dans  la rue, la peur de se faire voler son portable dans Paris, l’intolérance et l’islamophobie… peut-être à l’année prochaine inch’Allah !

ps : Après commentaires, je me rends compte que j’ai laissé un arrière goût négatif de notre voyage. Non pas du tout, les vacances étaient top et tout ça n’était que des galères que j’ai pris avec le sourire (sauf avec Avis) J’ai profité de (presque) tout le monde même si c’est toujours dans le speed et parfois groupé (malheureusement difficile de se diviser). Je vous aime tous très fort !

Le ramadan, la fin de l’école et les départs

Salam, bonjour,

Ici ça bouillonne, entre le début du ramadan qui a commencé aujourd’hui (Ramadan Kareem! ) qui empiète sur l’école (qui finit seulement le 3 juillet) et qui se termine mi-juillet, les expats’ qui stressent car ne savent pas comment s’habiller ou sur ce qu’ils sont autorisés à faire ou non, et puis les vacances qui approchent … c’est un moment unique assez marrant à vivre.

On est actuellement à 38°/40° en journée en moyenne, on hiberne déjà à moitié et encore plus avec le ramadan. Mais bon on ne va pas se plaindre, la rupture du jeûne sera ici à 18h30 …et en France ?? euh 22h ? aie aie aie. On compatis les amis !

Depuis que nous sommes à Bahrain, on a toujours vécu le jeûne pendant les vacances scolaires, c’est donc notre 3ème ramadan ici . Cette année est donc particulière pour tout le monde mais surtout pour mes amies expats qui me demandent si elles peuvent mettre tel ou tel vêtement ou si elles peuvent boire de l’eau dans la voiture. Eh oui car ici, ça ne rigole pas… enfin en apparence Dans une résidence, le propriétaire a demandé à ce que les gens tirent leurs rideaux ou stores de cuisine pour qu’on ne voit pas à l’intérieur. C’est plus compliqué pour les non musulmans de manger le midi car tout est fermé , alors bien sûr faut manger discrètement dans son bureau limite à se cacher… personnellement , je trouve ça « too much ». Mais bon, je me dis certainement qu’ils font ça pour éviter les abus.

Tout comme l’année dernière, nous partirons après le jour de Aid, pour nos vacances en France donc les enfants sont particulièrement excités puisque cela fait déjà 1 an que l’on n’a pas remis les pieds là-bas… on a tous hâte de serrer famille et ami(e)s dans nos bras et de leur faire découvrir Mini Princesse qui aura déjà 7 mois inch’Allah.

D’abord il va encore falloir dire au revoir à ceux qui quittent l’île non pas pour les vacances mais qui partent vers d’autres horizons.. dur dur cette année entre le départ de ma copine partie  au Maroc (on vous embrasse très fort, les enfants m’ont demandé avec qui on fera l’Aïd cette année snif) et bientôt un autre déchirement, surtout pour le ChromoZhom qui va devoir quitter son best friend… ce n’est jamais facile de se quitter surtout quand on ne sait pas si on va se revoir un jour. Alors on garde le sourire et on se dit « inch’Allah ». Suivi de « Vous viendrez nous voir ! » oui bien sûr on aimerait bien mais c’est déjà si difficile de se partager pour les vacances d’été entre deux pays d’origine et de voyager à 5 (ah non 6! mince alors) financièrement et psychologiquement parlant (toute mère de plus de 2 enfants en bas âge sait de quoi je parle n’est-ce pas ?)

Car les vacances arrivent à grands pas, on est ravis, mais sais-tu que les vacances d’expat’ au fond … c’est une grosse galère !!! quand la famille n’habite pas au même endroit et qu’en plus de l’avion, il y a le train à prendre (et pas qu’une fois), que tu n’as pas de pied-à-terre donc tu squattes à droite à gauche avec des gremlins enfants adorables  bien élevés et bien polis. Que tu n’as plus de voiture non plus et plus de sièges autos donc tout est à louer ou à emprunter. Il faut vraiment être hyper motivé je te le dis moi, et tout le monde ne le comprend pas mais bon on fait ce qu’on peut, pour voir qui on peut où on peut !

On vient les valises presque vide pour bien les remplir en France de nos denrées qu’on ne trouve pas ou peu, les produits Bio cosméto, des livres et les cahiers pour l’année scolaire qui arrive.. Zhom va être ravi, il adore ranger les affaires dans les valises, il n’a que ça à faire pendant les vacances, il s’ennuie sans son blackberry tu sais : – )

Ah oui j’ai oublié de dire que ChromoZhom a atteint un niveau de language à la Jean Claude Vandamme ou Ophélie Winter assez marrant. Avant hier il me demande si j’ai vu son dessin en bas. « Non, c’est quoi ?  » et je réponds : « Une clock avec les numbers qui move  » t’as compris toi ? j’ai capté maintenant de quoi parlait les expats avec leur problème de langues… c’est franchement marrant

Je souhaite un très bon mois de ramadan à tous les musulmans du monde, et de bonnes vacances à tous !

ps : bon ça manquait un peu de commentaires sur le dernier article, y’a du laisser aller, c’est le ramadan je sais mais quand même ! ça fait toujours plaisir : – )

 ramadan bahrain 2015

Une grossesse et un accouchement à Bahreïn

Salam, bonjour,

Un article que j’avais mis de côté et que je me décide enfin à publier notamment pour les futures mamans à Bahrain, j’aimerais bien être plus régulière mais, les massages et coffee mornings , les enfants me prennent trop de temps.

Vivre une grossesse et un accouchement loin des siens, de nos médecins, hôpitaux et autre est vraiment particulier, déroutant, un côté excitant mais triste de ne pas vivre ça auprès de la famille. Comme toujours, vivre en expat’ et là encore précisément, ça a des côtés durs, le revers de la médaille, on ressent davantage le vide et les hormones y sont aussi pour beaucoup (heureusement les copines de Bahrain sont là). Aucun changement pour Zhom au cas où vous vous poseriez la question, ici ou là-bas, le gros bidon est toujours le même, il doit toujours serrer la main quand il faut le jour J et envoyer les sms de son blackberry entre deux mails pour le boulot, donc ça ne change pas le quotidien de Zhom. Il faut dire qu’il a la chance ce Zhom, d’avoir une femme qui ne se plaint jamais, hormones en hausse ou pas. : – )

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Toujours les bons mots Zhom

Princesse est donc arrivée le 9 décembre 2014, l’aboutissement de 9 mois de grossesse bien particuliers. Je ne suis pas de nature angoissée donc accoucher ici ne m’a jamais stressé à partir du moment où j’ai senti que j’avais choisi le bon docteur et le bon hôpital. Le test positif en main, la première chose que l’expat’ se demande : « Vais-je accoucher ici ou en France ». Personnellement, je ne me voyais pas affronter les 2°C du mois de décembre, ni d’être loin des enfants ni de vivre ça sans eux, ni de ramener tout le monde pour une question de logistique. Bref le sujet était vite clos, il faut dire aussi que je n’ai pas d’antécédents de grossesse difficile ni de complications quelconque grâce à Dieu. Et puis cette aventure s’arrêtera forcément un jour, et grâce à Princesse, Lieu de naissance : Bahrain, éternellement écrit sur ses papiers me rendait joyeuse. On pourra dire qu’on a marqué le coup.

En France je me suis toujours fait suivre et accouchée par les sages femmes. Ici il n’y a pas de sages femmes, on les appelle « nurses » (infirmières) et non « midwifes », ce sont les gynécologues qui t’accouchent. Dés le 2ème mois de grossesse j’ai été suivie par la même gynéco qui m’a donc accouché, autant dire que c’est un plaisir car on se connaît à force de papoter, elle connait mes antécédents et mon projet de naissance, pas besoin de redire 10 fois la même chose. J’ai choisi ma gynéco en fonction de sa réputation, assez portée « accouchement naturel » . Faut dire qu’au Moyen Orient, ils aiment bien la césarienne et s’orientent en plus vers des médecins stars qui te prennent 5mn chrono en main, en rendez vous et te facturer 50e minimum. J’ai réussi à trouver une Doula (google it si tu ne sais toujours pas ce qu’est une doula) qui m’a confirmé mon très bon choix. Le point très positif c’est que pour une fois dans mes grossesses, je ne traînais pas des pieds pour aller à mes RDV où l’on perd vraiment trop de temps. Ici, on reçoit un SMS de rappel du RDV qui est franchement agréable au cas où on aurait prévu une manucure un coffee morning de faire à manger pour le dîner. Je n’ai jamais attendu plus de 5mn à mes RDV : pesée, tension et hop gynéco en 10mn grand maximum. Par contre ils aiment bien faire des échos ici, pratiquement à chaque fois même si c’est 2mn. Heureusement que j’avais saoulé Zhom pour connaître le sexe (on a joué les héros pour les 3 premiers) sinon bonjour la torture à chaque fois : – )

La Princesse a fait du jet ski et de l’aquagym in utero et pourtant aucune envie de sortir, je craignais le déclenchement, moi qui accouche à terme je ne comprenais pas ce qui se passait… en fait c’est la méthode de calcul anglo-saxone, ils se basent sur 40 semaines de grossesse donc forcément .. ! ça été une looooonnngue semaine la dernière.

L’accouchement 

22h la veille : Assise tranquillement sur le canapé, j’ai eu une fissure de la poche des eaux. Zhom, pas stressé pour un clou, me dit qu’il va se coucher. No stress attend c’est le 4ème voyons. Bon… qu’est ce que je fais moi alors ?? et bien, je textote les copines, Bahrain’s Team (BT), France’s Team pour faire passer le temps et me faire traiter de folle par la BT alors que le camp adverse me disait d’aller me coucher. En tous cas je les ai toutes stressé n’est ce pas les filles ? : – )

Finalement, on n’est parti qu’à 7h20, une fois que tout le monde était réveillé et prêt pour l’école. Encore en train de débattre du choix final du prénom (c’est vrai qu’on n’a pas eu 9 mois pour en discuter) la prise en charge est immédiate, j’épargne tous les détails glauques  des contractions et tout le tralala. Mais non j’ai pas eu maaaaaal.

Princesse est arrivée assez vite, vers 11h, un accouchement sans péridurale et une équipe au top. Un séjour maternité de deux nuits, histoire de se reposer ? faut pas rêver, c’est partout pareil dans le monde , mais je les aime bien ces deux jours, ça me permet d’être en fusion total avec bébé. L’équipe a été très sympa, on ne m’a pas aboyé dessus parce que je mettais bébé dans mon lit de temps à autre, bien au contraire : les nurses d’origine indiennes étaient amusées de voir ça et me disaient qu’en Inde on dormait naturellement avec bébé.. ici c’est la nanny qui dort avec bébé ppfff. Je les amusais car j’étais un peu à part des autres patientes, notamment bahreinies, qui n’ont qu’une chose en tête de suite après avoir accouché.. c’est se maquiller et s’habiller pour recevoir du monde dès les premières heures.. et bébé n’est pas forcément là lors des visites. Ah bah non, ça pleure les bébés, c’est embêtant. Alors on préfère les mettre en nursery, ça fait moins de bruit.

Dans le couloir c'est le défilé

Dans le couloir c’est le défilé

on aime ou on n'aime pas : - )

on aime ou on n’aime pas : – )

Pour résumer, c’était une expérience unique, agréable, je ne regrette aucun de mes choix, j’ai même pu trouver une conseillère en lactation anglaise, suite à un léger problème d’allaitement. Si c’était à refaire (maman t’inquiète Zhom me menace) je referais la même chose.

Choupinette

Choupinette

Ah oui un détail qui m’a fait sourire c’est qu’ici, on ne sort pas bébé avant les 40 jours; alors forcément quand au bout de deux semaines j’ai commencé à sortir, les gens se permettaient de me demander quel âge le bébé avait et qu’est-ce qu’il faisait déjà dehors… « elle va attraper froid » bah oui c’est vrai que 20°c en décembre c’est dur . « Laissez la à la maison » bah non j’allaite. Tu sais qu’en France t’as pas le choix cocotte. Déjà tu as le bébé mais en plus les 3 autres qui bougent dans tous les sens. Ah les gens :-) déconnecté de la vraie vie lol

Par contre je rajouterais tout comme mon amie d’Abu Dhabi, que pour un 1er enfant, ce sera un peu différent. Il faut activer son réseau et le bouche à oreille afin de prendre les bons conseils pour l’avant et après. A Bahrain, comme je l’ai précisé, il y a une Doula que je recommande en cas de 1ère grossesse, la conseillère en lactation, et des groupes de mamans avec nourrissons pour ne pas rester seule dans son coin, car seule loin de la famille quand c’est le 1er… dur dur.

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