Ce que Bahrain nous a apporté …

J’ai bien peur de devoir déjà vous faire un petit bilan les amis. Après 5ans de vacances club Med non stop sous les palmiers dattiers et le soleil toute l’année, nous voilà dans quelques semaines, de retour en France dans la joie et la bonne humeur (hum hum) on est tous contents de rentrer (hum hum) et de retrouver les gens qui râlent, le mauvais temps, les grèves et BFM TV ..

Bref, un petit bilan des 5 ans ici ?

1ère expatriation, et j’espère pas la dernière car je trouve que ça apporte tellement, aux enfants comme aux adultes, déjà par l’ouverture d’esprit ; bien que Bahrain est un pays musulman, je n’ai cessé de dire qu’il y a une grande tolérance ici, quelque soit la religion ou la culture il y en a pour tout le monde. Je l’avais déjà dit , mais ici la synagogue , les temples, les différentes églises sont actives ainsi qu’une belle association « This is Bahrain »  qui oeuvre pour les initiatives inter-religieuses

logo this is bahrain

Des ami(e)s en or, des gens avec qui on s’attache tout naturellement parce que ça va de soi, mais pour d’autres, où c’est moins « évident » au début et puis parce que c’est l’expatriation et qu’ici c’est petit, on est amené à se revoir et à s’apprécier (ou pas lol) et c’est tant mieux ! aller au-delà des préjugés (dans les deux sens), certains le font – d’autres pas – et je trouve ça génial. On sort un peu de nos habitudes, de notre « zone de confort » et finalement quel enrichissement ! quels échanges ! je trouve ça top *

Sinon quelques idées comme ça en vrac des petites/grandes, bonnes/mauvaises habitudes :

– pas besoin de montre car je vis au rythme de l’adhan (appel à la prière)
– finalement je trouve que le Porshe Cayenne est petit
– une maison à moins de 200m2 c’est petit (je sais ça va faire mal)
– l’abaya en fait c’est pratique pour cacher les bourrelets
– quoi ? y a personne pour emballer mes courses
– je laisse la voiture ouverte, avec la clim qui tourne, clés au contact, normal

– et puis la maison aussi tiens, la nuit, le jour, Marhbabikoum
– se baigner dans une eau à moins de 26° c’est dur
– à 20° en temperature extérieure, j’ai froid
– mes enfants ont un meilleur accent en anglais que moi
– quelqu’un qui ne sourit pas, c’est pas normal
– on ne dit « On y va » mais « Yallah »

Maintenant …

  • Mon thermomix va remplacer ma super nany d’amour
  • le tramway, bus métro =>>  mon 4×4 bien polluant
  • les séries Netflix  =>> mes ladies night
  • les wesh =>> les « Hi madaaaaame how are you today »
  • la sécu, la CAF =>> mon aquagym et ma zumba
  • le Quick =>>  mes buffets 4 étoiles
  • la douche =>> mon SPA/massage/soin Aloe Vera
  • le tour du jardin (voir du square) =>> du tour à la mosquée pour mes petits touristes
  • Bref sors de ta voiture pour mettre de l’essence, emballe tes courses seule, paie ton 80 m2 pour 6, ton voile n’est plus synonyme de respect mais d’oppression mais sinon TOUT VA BIEN ALLER ! si si !
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Illustration Celine Maslard (Dubaï Madame)

 

* La palme d’or est attribuée à ….. Valérie and Co (tu ne m’en voudras pas) parce que quand même porter la ‘abaya, le voile et la tunique pour venir manger l’iftar à la maison (rupture du jeûne), parce que toute la famille a jeuné au moins un jour pour voir et être solidaire, parce que forcément 4 enfants en commun, des hauts potentiels et tant d’autres choses encore sont partagées, parce que vous êtes d’une si grande ouverture d’esprit que j’ai appris énormément (et ri beaucoup) , et parce que surtout : j’ai un thermomix qui m’attend en France (……)

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Vous allez nous manquer !

 

ps : Bien sûr toute ma team rappel, ma team « petites fées », mon squad petits dejs quoi :-) je vous ai déjà tout dit n’est ce pas…

 

ps : je rajoute qq mots car mon message peut être mal perçu ! Je suis ravie de revoir la famille, toutes mes amies, les bibli, librairies, vide greniers etc etc…. bref plein de points positifs aussi ! Et n’étant pas de nature pessimiste contrairement à ce post, je sais que ça va aller !

 

 

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En visite ou en escale, quoi faire à Bahrein ?

Je viens de me rendre compte que je n’avais même pas listé ce qu’il y avait de sympa à visiter ou à faire à Bahrain. Je profite de faire ça pour une prochaine voyageuse en escale à Bahrain au mois de mai pour faire un petit point sur ce blog.

Certains expats (qui m’exaspèrent) affirment : « il n’y a rien à faire à Bahrain » alors que d’autres arrivent toujours à trouver des sorties et des idées. Et puis il y a des endroits « magiques » où l’on revient encore et encore.

Il y a certaines périodes où il y a davantage de sorties culturelles notamment celle qui en ce moment « Spring of culture » ; concerts, spectacles enfants et adultes, expositions. Je trouve que la culture est importante ici, les bahreinis entretiennent ça malgré leur petit pays.

Vos visites dépendront du temps, mais aussi du jour (ici le vendredi équivalent au dimanche). N’espérez rien visiter en extérieur entre juin et septembre, même en soirées ça ne se rafraîchit pas ! on passe notre temps à l’intérieur dans cette période là, il faudra alors profiter des centres commerciaux, appelés « malls ».

Même en 6 heures d’escale, on peut facilement visiter une ou deux choses, comme c’est petit et que les distances ne sont pas énormes, c’est faisable !

Quoi faire si on est sur Bahrein en escale une journée ou deux :

  • Le fort « Qal’at al Bahrein » située à Seef. C’est un des endroits préféré de tous, locaux comme expats, une balade agréable située en bord de mer, un petit café et musée y sont plantés. Le soir au coucher du soleil, les prises sont magnifiques e, on y voit souvent des chevaux qui trainent dans le coin. 4000 ans d’histoire ou presque sur plusieurs couches de ce monticule en front de mer, au nord de la capitale. Le fort du XVIe siècle, bien entendu, vestige le plus évident attire l’œil en premier. Autour, les expéditions archéologiques danoises, puis françaises, ont fait ressortir des villages entiers, engloutis par l’érosion. Et ce n’est pas terminé, les trois quarts restent encore à découvrir… Ces vestiges de l’ancienne civilisation de Dilmun, à l’époque véritable épicentre du golfe, sont classés patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005. (source : http://thegoodlife.thegoodhub.com/spot/qalat-al-bahrein/)
  • Combiner la visite de la grande mosquée Al Fateh et le musée national situés à 5mn l’un de l’autre quartier de Juffair. Sachez qu’il y a des guides à la mosquée qui parlent plusieurs langues, disponibles de 9h à 16h chaque jour sauf vendredi où la visite est fermée. On vous prêtera des habits et foulards pour faire la visite, et des livres dans diverses langues vous sont offerts à la fin de la visite. (visite gratuite)
  • Le musée national vraiment proche de la mosquée est une visite sympa, qui peut se faire en 30mn ou 1h avec une balade en bateau (à demander à l’entrée) et qui traversera en face vers un petit fort (Bu Maher Fort). J’aime vraiment la partie où l’on montre toutes les coutumes et traditions de Bahrein, un côté ludique si vous avez des enfants. (prix de l’entrée 1bd +1bd pour bateau). La balade en bateau est courte mais agréable, vous resterez 15mn chrono sur cette presqu’île, il y a de jolies photos à faire.
  • Si on a encore un peu de temps, alors une visite au « souk » de Manama, à Bab el Bahrain est tout aussi sympa pour se restaurer un peu et voir quelques boutiques, acheter des épices etc…
  • Photo-stop sur le World Trade Center – Les deux tours sont reliées par trois ponts de 30 m de long, chacun équipé d’une éolienne destinée à produire de l’électricité. Ces éoliennes ont été mises en rotation en avril 2008. À la fin de la construction des tours, en 2008, le Bahrain WTC était la plus haute construction de Bahreïn et le premier gratte-ciel au monde à intégrer des éoliennes. Jolies photos aussi sur Bahrain Bay avec The Avenues (centre commercial et restaurants) et le Four Seasons 

WTC

Une semaine à Bahrain :

  • En plus des activités ci-dessus qui sont les indispensables, il faut en plus compléter avec les très jolies maisons rénovées en plein coeur du quartier de Muharraq (vers aéroport) mais il vous faudra pour cela, un guide pour les trouver (voir en bas de l’article). C’est une magnifique balade au coeur de l’authentique, un quartier qui ne cesse de changer et de rénover pour notre plus grand bonheur. On y retrouve une grande partie de l’histoire de Bahrain. Il faut prévoir au moins 2h

 

  • J’aime beaucoup aussi le Jasra handicraft situé à Hamala (ouest de l’île), panel des arts traditionnels bahreinis, un petit coin verdoyant très reposant.
  • A combiner avec la Jasra House située à 2mn, construite en 1907 dans un style traditionnelle et restaurée en 1986, ce serait à priori le lieu de naissance du grand père du roi actuel.

 

Si la saison le permet (idéalement avril-mai ou octobre-novembre), il y a de formidables sorties à faire ! 

  • Al Dar Island (possibilité de dormir là bas) à 15mn de traversée en partant de Sitra (emmenez passeport pour les non résidents ou CPR). Jolie île, transats, aire de jeux pour les enfants, douches, jets ski, paddles, etc… détente au maximum. Al Dar organise aussi des sorties en mer avec possibilité de pêcher ou de voir les dauphins également.
  • Hawar island, 1h de traversée au départ du sud de Bahrain, une île se situant plus vers le Qatar que Bahrain. On ne peut pas y faire un aller/retour pour la journée mais il faut dormir sur place. Tout est compris dans le prix de la nuitée, repas, et sortie sur la réserve naturelle.
  • Si vous êtes ici entre début décembre et fin avril, il faut vous rendre dans le Farmers Market de Budaiya, où je ne me lasse pas d’aller depuis 5 ans. Parmi les locaux, l’ambiance et l’atmosphère y sont formidables, un mélange d’odeurs pour les papilles, et des prix battant toute concurrence. Situé dans un parc botanique, le marché comprend une partie marché, une partie arts et une autre food. Un bon 30mn/1h pour apprécier la balade

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Avec les enfants il y a aussi des incontournables :

  • Les parcs aquatiques Wahoo (City Center) et Lost Paradise (Zallaq)
  • le karting du Formule 1 et le Gravity (vol) situés à Zallaq (sud de l’île)

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Pour des guides francophones vous pouvez contacter Laure +97338154659 ou Felicia +97333592876 ; mes supers copines qui vous feront découvrir Bahrein avec leur bonne humeur et leurs connaissances.

Plus d’informations :

https://visitbahrain.bh

http://www.bahrainexhibitions.com

http://www.btea.bh/event-listing

 

 

 

 

 

Escale au .. Kerala ! Notre road trip en famille

Mi-décembre, nous attendions avec impatience des vacances mérités, nous sommes partis, en famille, au Kerala, au sud ouest de l’Inde. Ce n’était pas forcément une destination qui nous attirait mais le destin a fait que, nous nous sommes envolés à 4h30 de Bahrain pour 14 jours de découvertes. Que ce soit à Bahrain ou en France, cette destination, peu connue a suscité beaucoup d’interrogations :  « l’Inde ? avec les enfants ? ». Ici on préfère partir au Sri Lanka ou à Oman, l’Inde est beaucoup moins côté. Mais je m’étais bien renseignée sur les blogs avant de partir, de plus, nous connaissions un couple sur place et effectivement nous n’avons pas été du tout déçus de cette région, un peu à part il faut le dire, de l’Inde.

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Nous avons voulu de ce voyage, un enrichissement personnel, pour parents comme pour enfants, un voyage de découvertes mais aussi un voyage solidaire et tourné vers les autres. Objectifs plus qu’atteints, petits comme grands, nous sommes marqués à jamais par l’Inde. Bien sûr, chacun l’a vécu différemment, et même si nous côtoyons dans notre quotidien une forte communauté indienne et sri-lankaise, chacun de nous les voit désormais, sous un autre angle, positivement bien sûr.

Ce que nous avons particulièrement aimé :

  • Le Kerala est une région bien à part de l’Inde, nous n’avons vu que très peu de pauvreté, il a aussi le plus fort taux d’alphabétisation avec 94 % en 2011 contre 64 % en moyenne pour l’ensemble du pays selon le recensement de 2011; même les petites filles que nous avons vu à l’orphelinat vont à l’école (on pourrait penser le contraire). C’est l’un des états le plus riche de l’Inde et une des meilleure qualité de vie. Et surtout en tant que touriste nous n’avons jamais ressenti d’insécurité. Un rickshaw (tutuc) nous a même ramené un sac que l’on avait oublié.On a vu pas mal de femmes occidentales voyager seules, en sac à dos. Enfin, les marchands ne sont pas trop insistants envers les touristes.
  • Sans surprise, nous confirmons que les indiens sont d’une grande gentillesse, à part une bagarre entre jeunes dû à l’alcool le jour de l’an, on n’a jamais entendu de gens se disputer et quand on levait la voix sur les enfants on nous regardait limite de travers. Le Kerala étant touristique, ils sont habitués à recevoir le monde entier et voir des européens et une voilée ne les choque pas le moins du monde.
  • L’Inde est une terre de croyance, et toutes les religions sont les bienvenues. Je pense que l’athéisme n’existe pas du tout. La religion, quelqu’elle soit a une grande importance dans chaque famille. Le Kerala est particulier sur ce point là car 3 grandes religions dominent et vivent très bien ensemble : D’après le recensement de 2011, 54,73 % des résidents du Kerala étaient hindous, 26,56 % musulmans, 18,38% chrétiens, et 0,32 % soit n’ont pas d’affiliation religieuse soit est d’une autre religion. Le Kerala se distinguait aussi autrefois par la présence de juifs, la plus grande en Inde, mais qui ont pratiquement tous migré; nous avons visiter à Cochin la synagogue et le vieux quartier juif qui est très agréable.
  • Ils sont en bonne santé et on devine pourquoi : ils mangent sainement, beaucoup de fruits et légumes, plats épicés (gingembre, curcuma et leurs nombreux bienfaits etc..) ils se soignent avec la médecine ayurvédique (que l’on a découvert en famille) et surtout nous n’avons vu que très peu de personnes… fumer ! et qu’est ce que c’est agréable. Bref encore une fois sur ce point-là, ils ont beaucoup à nous apprendre.
  • D’un point de vue touristique le Kerala offre une diversité de paysages incroyables et variés, on ne s’en lasse pas, passant d’une ville à une autre sans avoir le même paysage, et surtout une verdure et une nature incroyablement généreuses.
  • Enfin, on n’a jamais rencontré de problème de communication, ils parlent anglais voir même français dans quelques boutiques de Fort Cochin

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Le trajet 

Nous avons effectué un périple dans différentes villes du Kerala avec un chauffeur pour nous tout seul, dans un mini bus qui nous a sauvé de nombreux fois (routes et conduites le parfait cocktail), les enfants pouvaient se reposer en s’allongeant et éviter de nous vomir dessus :-)

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Notre mini bus !

Il fallait compter 3-4h de routes entre chaque étapes sauf Allepey/ Cochin sur la côte (1h environ). Mais les paysages sont tellement magnifiques que Zhom et moi étions en totale admiration avec cette osmose entre l’homme et la nature. Les paysages sont grandioses, différents entre les étapes, les habitations sont d’une beauté remarquable perdues au milieu de la nature.

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Nous avons visité Fort Cochin, Munnar (plantations de thé), Thekkady, Allepey avec nuit sur un houseboat (bateau traditionnel), et Marari Beach pour se reposer un peu avant de retourner 4 jours sur Fort Cochin, que j’ai beaucoup aimé personnellement avec ses ruelles piétonnes, ses petits magasins traditionnels, ses cafés et la verdure toujours.

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  • Niveau nourriture : la cuisine est très bonne mais..épicée même si vous avez demandé « no spicy » .. mais on arrive toujours à trouver du riz blanc, du poisson frais, des pâtes voir des pizzas. On s’en est tous sorti très bien
  • Niveau santé : j’avais parcouru de nombreux blogs et constitué ma trousse de voyage spéciale Inde au naturel (argile, eau de mer quinton, huiles essentielles, probiotiques et dolipranes  au cas où) et finalement on n’a eu que des rhumes (clim ?)  ni gastro ni tourista, elle est pas belle la vie ?
  • Les enfants : le voyage leur a beaucoup plu, on les avait pas mal préparé, ils s’attendaient à voir peut-être plus de pauvreté. Les paysages et les gens si gentils les ont marqué. Nous leur avions confié une mission en décembre qui était celle de collecter de l’argent pour un orphelinat de filles que nous allions visiter à Cochin. Mission accomplie de bon coeur, ils ont fait des gâteaux, les ont vendu dans le compound aux voisins et on a pu emmener une vingtaine de cordes à sauter, puzzles, jeux de cartes etc.. et acheter une machine à riz dont l’orphelinat avait besoin. Un superbe moment de partage lors de notre dernière après midi autour d’un grand gâteau et d’une trentaine de jeunes filles âgées de 5ans à 21ans

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On a testé !

    • Je me suis prêté au jeu et j’étais la seule (la grande m’a lâché prétextant me filmer) à me faire doucher par un éléphant
    • La nuit sur le bateau traditionnel privatif « Houseboat » à Alleypey à faire absolument. Une balade extraordinaire avec cuisinier, descente du bateau pour choisir son poisson et ses crevettes cuisinés le soir même. Un formidable souvenir.
    • Zhom a eu un débouchage de tympans impressionnant dû à une soupe qu’on ne peut même plus qualifiée d’épicée tellement elle l’était.
    • Le spectacle traditionnel indien keralais : le Kalaripayattu –  l’art martial du Kerala qui est perçu comme l’une des formes les  plus anciennes et les plus scientifiques des arts martiaux au monde. L’entrainement du Kalaripayattu a comme objectif d’atteindre une coordination absolue entre l’esprit et le corps. On a passé un chouette moment, les enfants étaient épatés et ont pu descendre dans l’arène pour se prêter au jeu. La relève est assurée n’est-ce pas ?
    • Le nouvel an et le carnaval le 1er janvier à Fort Cochin – déçus. Ils ont une tradition qui est de brûler le « Santa » géant à minuit suivi du feu d’artifice (si on peut appeler un feu d’artifice, en même temps Zhom s’est foutu de moi en me demandant si je m’attendais à voir celui de la Tour Eiffel pfff)
    • A Tekkhady c’est aussi la spécialité des chips de banane à l’huile de coco. Ils ont tous dit « Beuuuurkk on veut des vrais chips » et tout le monde a fini les paquets. Ils ont tellement de bananes qu’il faut bien les recycler !
    • Les soins et massages Ayurvédiques, les enfants aussi ! les massages sont assez toniques donc j’ai moins apprécié qu’un massage relaxant mais j’ai adoré leur soin qui s’appelle  » Shirodhara » qui est un flux d’huile chaude qui coule sur la tête pendant 40mn – Il agit de façon spectaculaire et en profondeur sur le stress, l’anxiété, les insomnies, les difficultés de concentration, l’épuisement mental en restaurant la force et l’équilibre du système nerveux. Il procure un profond apaisement d’une façon toute douce– Mon grand regret est de ne pas l’avoir fait une 2ème fois, faut que je vois à Bahrain, ça doit exister ! c’est un pur bonheur

Verdict du voyage 

On a tous adoré notre voyage, il était bien difficile de réaliser qu’on était de retour, et encore.. ce fut en douceur, la communauté indienne est tellement importante ici qu’on se sent moins perdu. D’ailleurs je m’amuse maintenant à discuter avec les indiens et leur demander d’où ils viennent. Ils sont très très fiers quand je leur dis qu’on a été là-bas en famille et qu’on a adoré.

Un voyage marquant par ses paysages et sa culture, qui donne envie de retourner là-bas ou ailleurs, d’explorer l’Inde, peut-être le Nord.

Un grand merci à Fouzia et Tarik du Berger des abeilles de nous avoir tout organiser. N’hésitez pas à me demander pour avoir leur contact, ils vous organiseront le voyage avec plaisir. Un grand merci à ma Lolo qui m’a saoulé l’été 2017 avec le Kerala alors que j’étais fixée sur d’autres destinations. Comme quoi :-)

Ci-dessous un très joli reportage sur le Kerala sur l’émission « Echappées Belles »

Vacances d’été, rentrée et Bahrain n°1 des pays d’expat !

Vous attendiez patiemment le billet sur nos vacances d’été, celui où vous vous dites « nan mais c’est des vacances de folie ça », « elle est folle courageuse avec les 4 de bouger à droite, à gauche comme ça ». C’est la routine maintenant, après quatre étés on commence à gérer fermer les yeux et boucher ses oreilles et prendre sur soi les moments de tensions, car forcément il y en a avec ce périple.

  • Avion Bahrain- Paris
  • Train pour le Sud pour 10 jours
  • Train pour Paris, on se pose un peu
  • on fait 7h de voiture pour voir les montagnes pendant une semaine
  • Avion  de nouveau pour traverser la méditerranée pour 10 jours
  • et re-avion pour la France, pour repartir le lendemain matin sur Bahrain.

Les vacances d’expat c’est ça ! et pour beaucoup c’est un peu la même chose, sauf pour ceux qui ont la chance d’avoir leur propre bien ou qui ne font plus l’effort de bouger. Alors oui, c’est fatiguant et ça demande beaucoup de doliprane et d’énergie mais c’est vraiment bon ! Bon de voir sa famille, ses amis, le fromage et les viennoiseries, les amis des enfants, de voir du vert, le fromage et les viennoiseries, Paris, la montagne en été, le fromage et … on prend tous notre dose. C’est parfois intense, mais c’est chouette. Personne ne s’est paumé ou blessé, c’est l’essentiel. Ah oui, parce que même si je suis loin d’être une flippe, je suis quand même obligée de compter tout le monde à chaque voyage, 1, 2…5… Zhom ??? bah il est où ? non quand même accessoirement j’en ai besoin, « chéééériiii t’es où ??? la carte bleue stplééé ». Non mais Zhom est au Terminal 2C comme chez lui, il rencontre même un poto à lui, expat aussi, en plein milieu des douanes. Ah et puis, revenir avec 14 bagages en mode gitan devant l’enregistrement GulfAir c’était pas beau à voir. Entre tes fromages sous vide et d’autres non, ton chocolat, tes thés et tes livres pour l’année faut bien combler tous ses bagages à remplir , Zhom me remercie pour ça, je le sais au fond de son coeur, sur le coup non, il a plutôt envie de me …. bref je m’asbente quand il empacte tout ça, mais il verra bien, quand au milieu de l’année je lui ferais une bonne tartiflette dont il aura oublié le goût. Et puis il aime tellement jouer à Tetris quand il met tous les bagages dans le coffre de la voiture.

bagages

Ça, c’est seulement nos bagages :-)

 

Il était temps qu’on rentre parce que vraiment les

  • « Where are we going maintenant ? »
  • « J’ai trop hungry là »
  • « La pink car est trop belle » … nous tapaient sur le système. Personne ne faisait plus d’effort c’était insupportable pour mes oreilles. La dernière qui est arrivée en France avec 80% d’anglais est repartie avec 80% de français. Faut remédier à tout ça.

Enfin bref, nous revoilà, entamant notre 5ème année sur Bahrain avec joie, essayant d’organiser une année jonglant avec 3 écoles (on aime ce qui est compliqué) 4 horaires d’écoles différents, des activités après l’école et…. c’est quand les prochaines vacances déjà ?

J’attends avec grande impatience de revenir à la grande Mosquée de Bahrain pour faire visiter la mosquée car depuis quelques mois, me voilà guide francophone, une mission faite pour moi, vraiment inattendue que je prends vraiment à coeur.

mosquée

La plus grande mosquée de Bahrain – Al Fateh Mosque

Bon sinon, c’est avec joie que nous avons découvert le dernier classement des meilleurs pays d’expatriation, on avait eu le droit à celui d’HSBC fin d’année 2016 où Bahrain se situait 10e pour y travailler. Aujourd’hui nouveau classement, basé sur plusieurs critères : vie de famille, services, travail, qualité de vie, brassage des cultures, et bien notre chouchou Bahrain est classé numéro 1 alors qu’il était classé 19e l’année dernière. Bon même si il n’y a que Bahrain qui nous intéresse (on est d’accord ?) je partage gentiment la liste du top 10, selon InterNations :

1. Bahreïn
2. Costa Rica
3. Mexique
4. Taïwan
5. Portugal
6. Nouvelle Zélande
7. Malte
8. Colombie
9. Singapour
10. Espagne

Quand je vous dis qu’on est y bien ! il a fallu quelques années pour en convaincre plus d’un ; ok c’est pas Dubaï pour le grandiose, ni Oman pour ses paysages, mais niveau qualité de vie et ouverture d’esprit, c’est vraiment top. Loyers, offres locatives, peu de traffic comparé à Dubaï, comme c’est petit, rien n’est loin et surtout on vite bien TOUS ensemble. Quand en France, après avoir pris 10minutes pour expliquer où se trouve Bahrain sur la carte, les gens sont étonnés de voir que « oui, je conduis », « si si, les gens sont ouverts, musulmans et non musulmans vivent très bien ensemble » youyouyouyou, oui je porte le voile mais ma copine une jupe et alors? non vraiment ça fait du bien. Encore plus quand tu reviens de France et que tu vois qu’ils sont encore dans les foutus débats burkini, porc dans les cantines, (c’est vrai que c’est tellement plus intéressant que le chômage, faut bien parler des musulmans quand il n’y a pas d’attentat) donc ouf tu es bien contente de revenir ici pour retrouver foi envers les humains, aussi différents de toi soient-ils, et de construire des relations enrichissantes (j’ai dévié du sujet principal oupps)

Allez ! bonne rentrée à tous !

 

 

 

 

 

 

*Témoignage* – Kawtare expatriée depuis 7 ans à Bahrain

Salam, bonjour,

Depuis le temps que je pensais à cette idée.. quoi de mieux que de faire parler les expatriés pour parler de Bahrain. Car nous vivons tous une expérience différente suivant nos aspirations, nos modes de vies et nos projets. Kawtare, la 1ère d’une longue série, j’espère, nous livre ses impressions sur Bahrain. 

  • Une petite présentation 

Je suis maman de 3 enfants et ça fait 7 ans que nous habitons à Bahrain. Nous avons habiter 1an 1/2 aux Pays Bas puis, puis au Qatar pendant 2 ans avant d’habiter ici. Et de loin, je préfère largement Bahrain.

  • Que savais-tu de Bahrain avant de venir ? des à-priori ?

Je ne connaissais absolument rien de ce pays à part que c’était un pays du Golf, certainement équivalent au Qatar. Mais pas du tout, les Bahrainis sont très sympas et je trouve qu’ils respectent beaucoup les femmes.

  • Ce qui te plaît le plus ici

De vivre en sécurité, de jour comme de nuit, il peut m’arriver de rentre seule, tard, sans problème. Je peux surtout librement pratiquer ma religion avec les facilités suivantes : partout où je vais je trouve une salle de prière, je m’habille comme je veux, ‘abaya ou pas, ça ne dérange personne.

  • Des difficultés d’adaptation ? (toi ou les enfants ?)

Quand on venait d’arriver c’était un peu difficile, comme tout nouveau départ, nouveau pays, je ne connaissais personne. Une fois que ma fille a été à l’école, j’ai connu quelques menantes à partir de là, étant moins isolée, j’ai apprécié le pays. Il faut vraiment rester ouvert, ne pas rester enfermé à la maison, avoir des enfants facilite la tâche.

Pas de difficulté pour les enfants, ici c’est leur pays. Quand nous sommes arrivés, l’aînée avait 3 ans, la 2ème avait 6 mois et le dernier est née ici.

  • Quelles sont les avantages et les inconvénients de vivre à Bahrain ?

Côté éducation peut-être.. on essaie juste de faire un peu attention à ne pas faire de nos enfants des « pourris gâtés » parce qu’ils se trouvent dans une société très consommatrice où ils veulent faire comme leurs camarades, on a souvent droit à la réplique « toute ma classe a un téléphone, voir deux » Pour ma part, j’essaie d’être ferme et trouver un juste milieu.

L’autre point négatif, mais propre à l’expatriation, c’est la distance avec la famille. J’aurai aimé passer plus de temps à leurs côtés et j’aurai aimé que mes enfants profitent davantage des grands parents, cousins, tantes et oncles.

Bahrain est un très beau pays, on a des choses à faire et à visiter mais malheureusement les informations sont parfois dures à dénicher, même sur internet. Les réseaux sociaux aident beaucoup !

  • Écoles, médecins, hôpitaux, activités ?

En tant qu’expatrié on a beaucoup de facilités : frais de scolarité et assurance/mutuelle pris en charge. On peut aller dans les cliniques privées qui sont ici en majorité, je trouve les docteurs compétents. Pour l’accouchement c’était très bien, on se fait chouchouté par les infirmières.J’ai accouché de mon 3ème enfant ici par voie naturelle et ça s’est très bien passé (c’était au Bahrain Specialist Hospital situé à Juffair)

Quant à l’école, on a choisi de les mettre dans le système anglophone, où l’arabe occupe aussi une grande partie. Il s’agit de l’école Choueifat à Amwaj.

En gros super expérience à Bahrain, que du positif elhamdoulilah (grâce à Dieu) !

Merci mille fois Kawtare ! 

 

5 mauvaises habitudes au Moyen Orient

Quand on arrive à Bahrain (ou ailleurs dans le Moyen Orient) on remarque tout de suite ces différences, ces services qui vous laissent complètement abasourdi quand vous arrivez de votre petite France mais auxquels, finalement, on s’habitue très très vite. Même plus vite qu’on n’aurait pu imaginer.

Car ici le sens du service prend tout son sens. Alors pour le quotidien de la mère de famille, c’est évidemment presque le jackpot. Les mauvaises langues diront « Oui mais c’est facile ça, la main d’oeuvre est d’origine indienne ou philippino. A Bahrain, ce n’est pas tout à fait vrai, contrairement aux autres pays du Golf (avec notre ami le Sultanat d’Oman) les locaux travaillent, de l’entreprise à la station service, des magasins aux taxis, on a plus de chance de les fréquenter et même de se faire inviter chez eux.

Alors même si on râle sur leur savoir faire, car pas assez formé quelquefois, on est bien content de les trouver. Personnellement je trouve ces gens d’une gentillesse extrême, toujours à prendre soin des enfants et quand on est mère de 4 enfants et qu’on va au resto, on est bien content d’avoir des sourires au lieu de se prendre des coups de balai.

Si je devais citer les plus sympas, et forcément vous y prendrez goût vous aussi si vous avez l’occasion de vivre sous 40°/50° la moitié de l’année :

  • On vous sert à la pompe à essence et on paie directement. En gros ..on ne sort pas de la voiture. En ce moment il fait 10° (pour nous c’est duuuuur) et bien j’apprécie autant que de ne pas sortir sous les 40°
  • Besoin de liquide ? on trouve des distributeurs (ATM) en « drive » souvent à côté de la pompe à essence d’ailleurs.

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  • Quand on consulte un médecin notamment dans les « cliniques/hôpitaux », pas besoin de passer à la pharmacie après et de ressortir les mioches de la voiture (surtout si ils sont malades n’est-ce pas) la pharmacie se situe dans le centre de santé et ça, tout parent qui squatte chez le docteur en France, pourra comprendre.

On trouve aussi plein de petits restos qui, quand vous vous garez devant et klaxonnez, envoient une personne pour prendre votre commande.

Bon ça c’est pour le côté services agréables et chaleur/froid (cochez la bonne réponse)

Pour le côté grosse fainéante mais toute mère de famille de 4 enfants et donc de 6 personnes me comprendra quand c’est le moment des grosses courses et qu’il faut un caddy 1/2 pour le plein…

  • On vous emballe les courses (au début vous dites non par gêne et finalement on se laisse vite atteindre) aux supermarchés
  • et en plus… on vous propose de les mettre dans votre voiture

C’est sans parler des aides que l’on peut avoir à la maison, temps partiel ou temps plein, que vous pouvez avoir (ou pas) pour soulager votre quotidien.

Ô Toi mère de famille nombreuse, j’ai vu les étoiles dans tes yeux quand tu as lu ce billet et je comprend bien pourquoi. Cela fait des arguments en plus pour tout quitter :-)

Bien sûr tout ça… avec le sourire et un petit pourboire car ces gens là ne sont pas payés une fortune on s’en doute.

Le retour à la réalité …. ça va se payer par contre … je sais  :-) Je le vis déjà quand on rentre les étés et que forcément tu attends 5 secondes à la pompe essence histoire de réaliser que tu vas devoir descendre de la voiture, mais quelle attraction pour les mioches de mettre l’essence eux-mêmes et de crier en pouffant de rire « Yes Madame ? » Full mumtaz ? » . Sans parler des premières courses à Carrouf où mioches encore demandent haut et fort pourquoi il n’y a personne pour emballer les courses ..  » bah non il n’y a personne et surpriiiise, c’est toi qui va le faire, trop bien les vacances en France hein mon doudou » .

#ILoveMyBahrain

 

 

 

 

 

Achoura ?

Bahrain est un des seul, voir le seul pays du Golfe à mon avis, qui donne un congé de 2 jours pour ce qu’on appelle « Achoura« .

Sauf qu’Achoura ne représente pas la même chose pour tout le monde. Par contre il a des points communs entre les religions monothéistes.

  • Commençons par les chiites, la majorité des habitants de Bahrain

Pour eux Achoura c’est la commémoration du martyre du troisième imam des chiites et de ses partisans par le califat omeyyade. Nous parlons de Hussein, petit-fils du Prophète Mohammad. Il fut, selon la tradition, décapité et son corps mutilé. Il est enterré à l’endroit même où il mourut, et Karbala est aujourd’hui un grand centre de pèlerinage chiite. Achoura est donc synonyme de grand jour national de deuil pour les chiites. L’un des aspects de cette commémoration est le pèlerinage à Karbala, lieu du massacre, en Irak, où les pèlerins se mortifient souvent jusqu’au sang. Ainsi, l’Achoura chiite est marqué par des manifestations religieuses et folkloriques fort pittoresques (lamentations, flagellations, mortification…) de foules exaltées. D’où les mutineries qu’ils s’octroient et pas qu’un peu.

A Bahrain ça se passe vraiment dans leurs quartiers, qu’on appelle les villages, on ne voit pas vraiment ce qui s’y passe mais durant une semaine on entend bien les chants en soirée. Les drapeaux noirs se multiplient à travers leurs quartiers rendant l’ambiance un peu… glauque

A Manama il y a des commémorations version « soft » visible du public.

Big up à Valou pour le partage des photos 

  • Pour les Sunnites 

Dieu a recommandé aux juifs de jeûner un jour en souvenir de Moïse (Moussa) lorsque la mer s’est ouverte à lui. Le Prophète Mohammad (sws)  a recommandé aux musulmans de jeûner à cette occasion un jour de plus.  Pour les sunnites donc Achoura n’est que synonyme de jeûne (non obligatoire mais très recommandé).

Il me semblait judicieux de donner quelques explications. Donc nous revoilà demain et après demain (de nouveau) en congé.

@+

Une 4ème rentrée à Bahrain

Si si on est toujours là, on m’a encore dit ce matin que c’était dommage que je n’alimentais plus trop le blog mais le manque de temps et de motivation a pris le dessus. Comme l’école a (enfin) repris (le 25 septembre pour l’école française) je peux enfin essayer de m’organiser entre les écoles (on gère toujours deux écoles mais cette année celle du ChromoZhom est un peu plus loin), leurs activités, la choupette qui s’ennuie à la maison maintenant qu’ils sont tous à l’école et … ma vie à moi (quand même !)

Pas de détails croustillants sur nos vacances d’été puisque tout s’est bien passé au niveau  logistique (tu vois finalement papa quec’est mieux quand il se passe plus de choses, j’ai plus à raconter sur le blog!) entre 4 avions, 4 trains avec accessoirement 4 enfants on ne s’ennuie toujours pas. Les grands ont fait leur 1ère expérience de colo et veulent y retourner très vite et plus longtemps !

Comme chaque été, nous avons pu voir presque tout le monde, toujours compliqué de combiner des moments avec les vacances des amis. Parfois frustrant en coup de vent , surtout avec 7 ou 8 gosses voir plus qui gravitent autour, c’est quelquefois difficile de se concentrer et d’aligner 2 phrases sans « arrêeeeeeeete!! » « reviens iciiiiii!  » « non tu n’as pas le droit de frapper ! » . Pas de resto avec les petits, on n’est pas à Bahrain, aucune chance que la serveuse me prenne la choupette pour que je puisse manger tranquille (Pppfff vraiment ?!) .

Pas de magasin non plus avec les 4, c’est mission suicide d’ailleurs on pense même que lors de notre seule sortie pour faire le plein à Décathlon on a dû oublier les sacs quelque part et faire des heureux.. (eh… on n’est pas à Bahrain, on ne fera pas des pieds et des mains pour courir après vous pour vous dire que c’est resté dans le magasin). Par contre les parcs en région parisienne… c’est bien ! « On peut se voir où alors ? » « Bah au parc pardi ! » pas question de squatter les centres commerciaux, je n’ai eu de la motivation que pour les parcs! et puis au moins on peut crier sans que ça se remarque trop : – )

Puis, le temps de la rentrée est arrivé, après presque 2 mois loin de notre chez-nous, ChromoZhom a commencé sa nouvelle école le lendemain de notre arrivée (parents indignes) mais la motivation était là donc aucun soucis. Nous avons choisi de le laisser dans le système anglais car nous aimons leur pédagogie, donc il ne fera pas son CP  au lycée français. Et puis ça faisait un enfant en moins à la maison au mois de septembre : – )

Car les grands c’est une autre histoire, des travaux dans l’école, une rentrée qui se décale de nouveau après les vacances de l’Aïd, ilsn’ont commencé que le 25 septembre, je tiens donc le record de la meilleure  mère au monde zen et admirable pour sa patience

Mais … le 25 :

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Non ce n’est pas Zhom mais il a fait la même … presque

Nous revoilà donc pour une 4ème année à Bahrain, que nous aimons toujours autant, malgré l’absence de verdure et de parcs mais tellement d’autres avantages.

Je vous prépare un lot d’interviews des copines qui parleront de l’expatriation en général et bien sûr, surtout de Bahrein. J’ai pas mal de visites et de messages de personnes qui viennent s’installer à Bahrein donc autant partager davantage de témoignages.

 

{Expatriation} 5 choses à savoir avant de s’expatrier

De temps en temps, je surfe sur la blogosphère des expatriés, on retrouve forcément des points communs quelque soit le continent ou le pays dans lequel on est, on a beau venir d’horizons différents, on partage souvent les mêmes sentiments et on vit la même chose, ce qui fera la différence c’est la manière dont se fait l’expatriation, le contexte dans lequel on le vit et surtout l’état d’esprit dans lequel on est.

Aujourd’hui je partage avec vous un article très intéressant que j’aurai pu écrire ; il s’agit du joli blog de Laëtitia, expatriée à Portland (USA) : 

Quitter la France et partir vivre à l’étranger, pour une période déterminée ou indéterminée, est une grande aventure. En ce qui me concerne, et comme vous le savez maintenant, partir vivre aux USA était un rêve de longue date. La période de transition – entre le moment où on a su qu’on partait et celui où je suis arrivée réellement arrivée aux USA– a duré 5 mois. Et j’ai compté chaque jour qui passait et me rapprochait un peu plus du départ tant attendu. Si je m’étais préparée psychologiquement à pas mal de chose (le manque des amis, de la famille, du fromage, l’inactivité professionnelle…), certaines m’ont totalement surprises, parfois désarçonnées.

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 Pour vous aider à mieux appréhender votre départ, je vous livre ici les 5 choses à savoir avant de s’expatrier.

 1 – Partir pour découvrir, pas pour fuir

Partir vivre à l’’étranger c’est saisir l’opportunité de s’enrichir et de découvrir un pays, une culture, des gens. Ça offre également un tout nouveau terrain de jeu en terme de voyages, de week-ends, d’escapades. Ça permet de se confronter à de nouvelles situations, d’ouvrir son esprit à des us et coutumes différents des siens. C’est à la fois enrichissant et déroutant.

 Alors partir parce que l’on est persuadé que l’herbe est plus verte ailleurs, c’est se méprendre totalement et s’exposer au risque d’être fort déçu(e) ou frustré(e). Parce qu’elle n’est pas plus verte, elle est juste d’un vert différent, une autre nuance sur la palette des verts. Mais comme partout ailleurs, à l’étranger, l’herbe est parfois trop haute ou trop basse, parfois trop sèche. Et puis il y a aussi de la mauvaise herbe, c’est universelle. Je pense qu’il est donc primordial d’en avoir pleinement conscience avant le départ, et de ménager ses attentes pour ne pas tomber de haut à l’arrivée!

Personnellement, nous nous sommes expatriés sans préjugés et sans attente. Motivés simplement par l’envie de changer de cadre, et je pense que cela contribue aussi à la réussite de notre expatriation. Je le disais récemment dans une interview donnée sur le blog Les 5 Coins du Monde, j’essaie de ne pas comparer la France et les États-Unis en termes de « mieux » ou « moins bien », mais apprécie simplement les différences entre ces deux cultures.

Mes conseils :

  • Partez avec l’esprit ouvert et sans idée préconçue
  • Envisagez cette expatriation comme une opportunité de grandir et vous enrichir
  • Sachez que rien n’est irrémédiable et que vous avez toujours la possibilité de rentrer

2 – Ne sous-estimez pas le déracinement

Avant de changer de pays, je n’avais pas l’impression de me sentir « Française ». En tout cas, pas plus que je me sentais Européenne ou simplement Citoyenne du Monde. Et je n’avais pas non plus l’impression que vivre aux USA serait très différent, si ce n’est que ça allait nous donner l’opportunité de voyager davantage.

 Les trois premières semaines se sont super bien passées, une vraie lune de miel, j’étais animée par l’excitation de tant de découvertes, comme lors de nos dernières vacances.  Et au bout de trois semaines, gros retour de manivelle, j’ai ressenti un profond et troublant déracinement. Non pas que la France me manquait, mais juste que je n’avais pas encore apprivoisé ce nouveau pays, ce nouvel environnement. Ce qui m’a d’ailleurs surprise, parce que je n’avais jusqu’alors jamais eu le sentiment d’être « enracinée » en France non plus..

Là j’ai compris que ce n’était pas juste des vacances, et soudainement, j’ai manqué de repères, me suis sentie totalement perdue dans cette nouvelle vie qui n’était pas encore tout à fait mienne, mais dans laquelle il n’y avait pas non plus de traces de l’ancienne. Un sentiment étrange de ne plus « appartenir » à aucune vie, à aucun pays. Et quand je dis « perdue », je l’entends au sens propre comme au figuré. J’étais perdue dans mon quartier, perdue dans les rayons de supermarché, mais aussi personnellement un peu déboussolée, ressentant presque littéralement le manque de racine. Mais le temps faisant son œuvre, et résolue à faire de cette expérience une réussite, il ne m’a finalement pas fallu très longtemps pour retrouver un sentiment de stabilité.

Mes conseils :

  • Laissez-vous du temps pour « poser vos valises » et reconstruire votre cocon
  • Allez vers les autres : l’homme est un animal social. J’ai trouvé que c’était un excellent moyen de reprendre racine dans cette nouvelle terre.

3 – Apprenez la langue

S’expatrier implique souvent de partir vivre dans un pays dont la langue principale est différente de sa langue d’origine. Face à ce postulat, il y a deux options : To Apprendre or Not To Apprendre la langue en question.

Bien évidemment je ne saurai que trop vous recommander de l’apprendre au plus tôt. Que ce soit pour des procédures administratives, faire des rencontres, faire ses courses, aller chez le médecin, vous serez très rapidement amenés à vous exprimer uniquement dans la langue du pays, vous devrez comprendre et vous faire comprendre. Si l’espagnol est une langue assez fréquemment parlé aux USA, les personnes ayant des notions de français sont un peu plus rares. Ne comptez donc pas sur ça.

Depuis notre arrivée, j’ai régulièrement pensé que le fait que nous parlions anglais couramment a facilité notre intégration et notre quotidien, et ce à tous les niveaux. Mais, le moment où j’en ai pleinement pris conscience, c’est un soir de fin janvier quand j’ai dû faire un séjour aux Urgences. Vous imaginerez facilement à quel point ce type d’expérience peut s’avérer stressant et inconfortable? En général, lors d’une consultation programmée à l’avance, les hôpitaux ont l’obligation de proposer l’assistance d’un traducteur aux patients. Mais aux urgences, il n’y a pas un interprète pour chaque langue, de garde, dans tous les hôpitaux de la ville! Heureusement pour moi, je n’en aurai de toutes façons pas eu besoin, parce que j’étais totalement en mesure d’expliquer mes symptômes et de répondre aux questions des médecins.

Et puis pour rebondir sur le point n°2 que j’évoquais plus haut, être en capacité d’échanger et d’interagir avec tous les protagonistes de votre nouvelle vie vous permettra de trouver vos marques et de vous intégrer plus rapidement.

 Je ne vous mentirai pas, on ne devient pas bilingue en quelques mois, mais  commencez dès que possible à vous familiariser avec la langue pour avoir une base pour communiquer. Pour le reste, vous aurez tout le temps de parfaire votre niveau une fois en immersion.

Mes conseils :

  • Regarder des films ou séries en anglais, écouter des chansons en lisant les paroles.
  • Il existe des méthodes pour l’apprentissage des langues : Rosetta Stone, DuoLingo (gratuit), et d’autres méthodes pour apprendre rapidement.
  • Participer à des rencontres franco-anglaises/américaines dans votre ville

4 – Loin des yeux…

J’ai voulu croire très fort que mes relations amicales seraient toujours aussi présentes même quand 10.000kms nous sépareraient. D’ailleurs, je n’ai jamais imaginé qu’il puisse en être autrement. A 18ans (en 1999 – ça me rajeunis pas tout ça), j’étais partie vivre en Irlande et avais un peu souffert de l’éloignement, du manque de moyen pour communiquer. Mais pour ce départ aux US, et parce que les technologies ont tellement évoluées depuis, j’étais persuadée que ce serait « fingers-in-the-noze », qu’on échangerait plein d ‘emails, qu’on s’appellerait par Skype, etc. … Mais voilà, il y a un « mais ». Et pour éviter la même déconvenue, à quiconque envisage de changer de pays, je tenais à témoigner de mon expérience personnelle.

Je n’irai pas jusqu’à dire que « loin des yeux, loin du cœur », parce que je n’ai pas la prétention de savoir ce qui se passe dans le cœur de mes amis, mais je peux quand même dire que la distance est un vrai challenge.  Je ne pense pas que mes amis m’aient oubliée ou ne m’aiment plus (ça, le temps nous le dira), mais j’ai pu constater que les nouvelles reçues sont bien plus rares que celles envoyées.

J’en suis donc venu à penser que le vieil adage n’était pas tout à fait faux. Quand on s’éloigne, on ne fait plus partie du quotidien des gens, on sort de leur routine, de leurs habitudes, la spontanéité n’a plus la même place à cause du décalage horaire… Et par la force des choses les contacts sont moins fréquents…

Pas totalement naïve, je me doutais qu’avec le temps, certaines relations succomberaient à la distance, mais j’étais loin de me douter que : 1- cela arriverait dès les premières semaines et 2- cela concernerait des amis que je considérais imperméable à l’éloignement.  Mais tout aussi bizarrement, et pour mon plus grand plaisir, certaines personnes se sont révélées très présentes.

Loin de moi l’idée de généraliser, mon histoire n’est pas universelle, et d’autres expatriés auront probablement une version différente.

Mes conseils :

  • Acceptez que la distance altère les relations d’une façon ou d’une autre
  • Consacrez votre énergie à créer de nouveaux liens et entretenir ceux qui valent le coup
  • Prenez les choses comme elles viennent, et laissez faire le temps

5 – Le couple est mis à rude épreuve

Que celui ou celle qui n’a pas connu de tension dans son couple lors d’un déménagement lève la main. Un déménagement par essence, c’est source de tension, rien qu’en partant à 10kms de chez soi.

Ajoutez à cela, la perte de repères, la solitude, l’inactivité, la confrontation avec une nouvelle culture et un réseau social quasi-inexistant, et vous comprendrez vite que l’expatriation peut facilement décupler les tensions au sein du couple. Dans notre cas, nous avons traversé quelques petites turbulences peu après notre arrivée. Très indépendants l’un et l’autre en France, on s’est senti un peu trop « dépendants » au début, avec une désagréable impression d’évoluer en huis-clos, des difficultés à communiquer, des petits coups de blues…

Quand on part vivre à des milliers de kilomètres, on n’appelle pas ses amies pour leur raconter que son Jules nous coure sur le haricot, on ne part pas se réfugier chez sa mère, on n’improvise pas une soirée avec ses copines… Quand on part vivre à des milliers de kilomètres, on a moins de soupapes. On peut éventuellement aller faire un tour dans le quartier, et très certainement se perdre et du coup être assez contente de rentrer enfin chez soi.

Mais plus probablement, quand on part vivre à des milliers de kilomètres, on fait face et on apprend à composer avec des situations nouvelles. Le bon côté, c’est que ce qui ne tue pas le couple, le rend plus fort, l’expérience nous l’a prouvé.

Escale à … Doha – Qatar

Salam, bonjour,

J’ai du retard sur les articles, aie aie tout est décalé :-) On est rentré de voyage hier, pas de Doha mais une autre destination, il fallait d’abord que je poste celui-ci qui est en attente depuis quelques semaines. J’ai du mal à me poser à vrai dire.

Donc parlons du Qatar.

Situé à 30mn en avion de Bahrain, le Qatar est situé juste à côté de Bahrain. Un pont devait y être construit mais je ne sais pas si ce projet verra le jour.

en jaune en haut Bahrain

en jaune en haut Bahrain

Pour mieux connaître le Qatar, je vais faire plaisir à Zhom en mettant une de ses émissions préférées (je l’ai regardé Zhom je te jure :-) et c’est vrai que c’est intéressant, ça permet de comprendre un peu mieux pourquoi on parle tant du Qatar.

 

Faut dire que le Qatar intrigue, on en entend tant parler… pour moi la motivation était de découvrir un autre pays mais aussi de voir ma copine Sabrina, ma chère et tendre amie expatriée elle aussi depuis pas mal d’années dans le Golfe. Sabrina, c’est un peu ma binôme, surtout quand on a tant à partager avec 8 enfants à nous deux du même âge ou presque :-)  donc Zhom m’a fait un joli cadeau en m’emmenant (mon pin’s et moi) passer un WE sans les trois gremlins casés chez les copines chéries.

On s’est donc baladé l’après midi à Katara Village, chouette endroit  en bord de l’eau, plage publique avec multiples activités nautiques, un magnifique amphithéâtre, des restaurants et une jolie corniche. Nous avons beaucoup apprécié car nous n’avons pas ce genre de balade à Bahrain et le temps était vraiment idéal pour s’y promener. De nombreuses manifestations culturelles s’y passent apparemment.

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En fin d’après midi une ballade dans le souk de Doha, appelé Souk Waqif, entièrement refait et disposant même depuis peu d’un parking souterrain. C’était vraiment une chouette balade nocturne, une très bonne ambiance, propre, un bon choix de restaurants et de cafés, nous avons opté pour un super marocain un peu en retrait mais qui était très bon.

 

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la Jolie mosquée dorée au milieu de Katara

 

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l’Amphithéâtre

 

 

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Le Petit Futé décrit d’ailleurs très bien ce souk : Suprême audace de ceux qui dessinent le destin du petit Qatar, indéniable vista esthétique, le Waqif réussit là où tant d’autres  » faux souks  » du Golfe ont démérité : il fait vrai. D’ailleurs, tous l’ont adopté et le soir venu des théories de familles qatariennes déambulent, ajoutant à ce décor la composante humaine que nul ne peut télécommander et qui le sauve du même coup du piège à touristes. La force de la proposition tient principalement là-dessus : dans un pays aimanté vers la consommation climatisée sous cloche type mall, dans une région où les habitants ont perdu le goût collectif des extérieurs, il était périlleux de concevoir un espace social mixte, pour le genre et les catégories sociales, quasi exclusivement à l’air libre, en terrasse, sur le pavé. Qui viendrait ? Des touristes en quête d’Orient postcard, des ouvriers privés de malls lointains car sans voiture ? Tout Doha est là, et c’est extra, en va-et-vient processionnaire dans la rue centrale, un oeil sur les pipeurs à eau, un autre du côté des devantures pleines de bibelots.

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Parout où je vais, j’ai le même syndrôme que maman, à regarder toutes les peintures dés que je vais quelque part, Mum tu as bien réussi ta mission artistique, je ne sais pas dessiner mais je sais admirer (ou pas) les tableaux, et celui-ci bien sûr je l’ai beaucoup aimé :-)
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Scène improbable à cette heure-ci : une vente aux enchères de très vieux objets en pleine rue 100% locale

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L’entrée du restaurant marocain

 

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Dimanche matin, il était quasi impensable que je quitte Doha sans aller … à Monoprix. Nan mais oh, ce serait comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou à Istanbul sans voir la mosquée bleue. (bon ok je compare Monoprix avec les plus beaux monuments du monde… laisse tomber la ringardise) mais tu ne sais pas ce que c’est que de manquer de produits français (alors Zhom te dira qu’on a quand même Géant et Carrefour à Bahrain… oui je sais, mais pas Monoprix et Monoprix c’est top!) donc ni une ni deux après un bon petit déjeuner, Sabrina passe me prendre pour faire les emplettes.. à 2mn de notre hôtel , déjà là le Monop’ claque : un valet qui te gare la voiture, rien que ça.. Monop’ Qatar quoi :-) j’ai fais …. rayon par rayon :-) et on ne passe plus inaperçu avec tous ces clients français, du coup j’étais bien contente que mes gremlins ne soient pas là, car ils ont tendance à oublier que les gens parle anglais/arabe et du coup peuvent débiter des sacrés bêtises :-) Bref pas déçue, juste un peu frustrée de ne pas prendre de produits frais.

 

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La vue de notre chambre sur la baie de Doha

Samedi avant mon départ, nous avons été au Musée Islamique de Doha, inauguré en 2008, et construit par l’architecte de la pyramide du Louvre. Une très agréable balade non pas pour ce qui est à voir mais plutôt par le bâtiment et son parc.

Musée islamique de Doha (entrée gratuite)

Musée islamique de Doha (entrée gratuite)

A bientôt Doha, tu m’as agréablement surpris, je reviendrais inch’Allah.

A bientôt ma coupine, j’espère à Bahrain la prochaine fois ! tu m’as promis :-)